Il existe un adage qui dit ceci: «if you violate laws of God, you are a sinner. if you violate the laws of men, you’re a criminal and if you violate your own law, you are pathetic.» A force, de ne pas respecteret faire respecter  les lois qui régissent l’organisation des courses à Maurice,  Ian Paterson devient effectivement pathétique. Le dernier cas en date et qui prend des allures de nouveau  scandale c’est sa décision d’autoriser le jockey Johnny Géroudis de remplacer Derreck David dans la de la 8e course sur Istiqraar (Vincent Allet).
Une décision qui a d’abord révolté l’entourage de l’écurie Paul Foo Kune qui a formulé une objection – le rapport ne précise pas qui a objecté, ce qui est encore une faute par rapport aux rules of racing- sur la base que l’écurie Rousset, employeur de Johnny Geroudis, avait dans cette épreuve un cheval Up Company (Teeha). Puis les parieurs qui ont vu dans cette décision comme un acte de favoritisme pour l’écurie Allet, puisqu’ils estiment que la notion de «like by like» n’a pas été respectée. Mais le rapport interim de dimanche dernier où Ian Paterson a cherché à expliquer que les «Stewards considered rhe objection and as there were no other expatriate rider available, the Stewards authorised jockeys Geroudis to replace jockey David.»
Aujourd’hui la question qui est posée est la suivante: la décision des commissaires étant illégale, on se demande qui va donc prendre action?  D’abord disons les choses de façon très claire:
(1) Un Chef Stipe est payé pour expliquer ses décisions en toute circonstance dans une course dans le Stipe Report. Or le Stipe Report sur la journée dominicale ne mentionne nullement sous quelle loi ce changement a été autorisé, mais nous avons constaté dans les journaux post 34e journée ses explications pour justifier l’injustifiable
(2) Quand un Chief Stipe a à sa portée des lois il n’est pas payé pour utiliser son «common sense» mais pour les appliquer . Dans le cas qui nous concerne il existe ce qu’on appel Direction H dans les Directions of Racing Season 2013 qui est clair comme l’eau de roche. Cette clause qui est un texte d’application du Rules of Racing stipule clairement (voir hors texte) qu’un jockey dont l’employeur a un cheval dans une course ne peut être autorisé à monter dans cette même course pour une autre écurie. En d’autre mot, Direction H, qui date de 2011 et qui a été maintenu cette saison vient mettre un terme à tout conflit d’intérêt dans une course où un remplacement est nécessaire.
Mauriciens, quelle considération?
Dans le cas du remplacement de David Derreck par Johnny Geroudis, il va sans dire que c’est une décision illégale et qui n’a  été prise qu’en faveur de certains parieurs. Si le Chief Stipe voulait effectivement protéger tous les parieurs sa démarche aurait été d’appliquer les lois et non dire que Johnny Geroudis était le seul «exapatriate rider» qui était disponible. Car cette décision est illégale car la Direction H du Directions of racing ne parle à aucun moment d’«expatriate rider», mais de jockey. Or il y avait plus d’un jockey qui était disponible à cet instant. Parler «d’expatriate» dans son rapport, Ian Paterson a mis sur la table la douloureuse question de la considération qui est donnée aux jockeys mauriciens.
On aurait bien aimé savoir la position adoptée par le commissaire des courses Samraj Mahadia à l’heure de cette décision. Lui qui a été pendant longtemps président de l’association des jockeys et apprentis mauriciens et qui a lutté durant de longues années pour que ses compatriotes aient les mêmes considérations que les cravaches étrangères. Les jockeys mauriciens qui sont aussi des professionnels, ils auraient dû être traités comme tels.
Les préjudices causées
Car rien qu’en se basant sur cette Direction H le board des commissaires des courses devait refuser la demande de l’entraîneur Vincent Allet, puisque l’écurie Rousset avait bien un cheval dans le course, notamment Up Company. Une fois de plus l’autre question qui demeure encore une fois c’est le préjudice que cause la décision de Ian Paterson sur les courses mauriciennes et notamment sur les vraies intentions de «protéger au mieux de ses possibilités l’intérêt du public parieur» par un renforcement des Rules of Racing et des lois qui régissent les courses à Maurice. Car mine de rien la décision de Ian Paterson et son équipe a fait que le MTC est en effraction avec une des conditions de sa licence d’organisateur des courses à Maurice, notamment envers la GRA Act, la section 99 (1) (m) du Part XIX et la section 153 (8) de Part XXIV.
Ces deux clauses de la GRA sont explicites sur la responsabilité du MTC comme organisateur de course sur le sol mauricien au risque de se faire sanctionner ou voir même sa licence être annulée. Mais comme le veut la coutume au MTC «they always start something that they can stop» Pour cette 34e journée nous avons eu droit à nouveau à un passe droit avec l’absence du jockey Corné Orffer durant trois jours à l’entraînement sans que les commissaires de courses, ni la direction du MTC ne s’inquiètent. Conséquence il a déclaré forfait le jeudi jour de la sortie du programme après sa publication officielle. ce qui lui a permis d’être remplacé par des expatriatesLe MTC n’a rien trouvé d’autre à dire. Comme dirait l’autre tout est bien dans le meilleur des mondes.