Ce qui était considéré comme «le top des tops», voire un fleuron dans cette partie du monde des laboratoires lors de son lancement en 2010 par le président du MTC, Gilbert Merven et le Chief Analyst Bertrand Baudot, est aujourd’hui à vendre. En effet, après avoir remboursé Rs 40 des Rs 50 millions dépensées pour la mise en place, le laboratoire du Mauritius Turf Club, situé au Champ de Mars est à vendre. Cependant cette vente n’est pas pour plaire à tous les membres — alors qu’au sein du board, il existe une unanimité — y compris  la manière dont le secrétariat du MTC a choisi pour convoquer une assemblée spéciale pour l’occasion, ce vendredi 29 à 16h30 à Port-Louis. Nous apprenons que la résolution présentée, à savoir «Approuver la mise en place et autoriser les commissaires à conclure un partenariat dans le domaine analytique à travers le Laboratoire du MTC».
Cette résolution, même si elle est accompagnée d’une note explicative n’est pas conforme aux statuts du MTC. Du reste, Gavin Glover, ex-président du MTC et homme de loi, n’a pas manqué de dire le fond de sa pensée hier à l’administration du MTC. Du coup, une deuxième réunion urgente — après celle d’hier soir — a été convoquée où Gavin Glover viendra expliquer pourquoi la démarche du MTC n’est pas dans la bonne direction. Notamment pour un club où selon ses dispositions statutaires, tous les membres sont propriétaires des biens du club.
Mais cette assemblée ne se heurte pas uniquement à l’explication attendue ce lundi de Gavin Glover. L’organisation de cette assemblée se heurte aussi à une section du Registrar of Association à l’effet qu’il n’autorise pas un membre d’un club de venir avec 19 proxy dans la réunion. Visiblement, le travail de Tamsheer Jagoo — celui qui est considéré comme  homme de main et de confiance du président du MTC — pourrait bien tomber à l’eau après avoir passé le plus clair de son temps à récolter les « proxy ».
Reste que le deal entre le MTC et un groupe de compagnie pour le rachat du laboratoire est gardé secret pour l’heure. Certes,un second courrier à ce propos a été envoyé à tous les membres du Club . Mais selon les informations de Week-End, il s’avère que le deal du MTC comprend des clauses qui pourraient jouer contre l’intégrité des courses si au fil des années, elles ne sont pas respectées. Si a priori en tant que club privé, le MTC ne se débarrasse pas de son laboratoire puisqu’il «peine à trouver les moyens de maintenir son laboratoire aux normes requises» par contre, il a l’obligation non seulement envers ses membres, mais aussi envers le public turfiste d’assurer que les tests et le contrôle anti-dopages se fera avec la même vigueur.
Car fait important à souligner, le MTC ne sera qu’à 35% dans cette nouvelle compagnie et embauchera en retour Rs 20 millions dans les caisses alors que tous les «outstanding» sera pris en charge par l’acheteur. En retour, le MTC a dû céder sur le fait que le traitement de «faveur» pour les analyses des urines et sanguines ne durera que 5 ans. Que se passera-t-il après? Le MTC va-t-il vers une autre affaire Vélogic pour le transport des chevaux?
D’autant que dans le deal, la nouvelle compagnie prendra sous sa responsabilité Bertrard Beaudot et tout son staff. De même que le laboratoire quittera le Champ de Mars. La question que doivent se poser les turfistes: est-ce que la délocalisation du laboratoire du MTC va-t-elle pouvoir assurer le même service dans les contrôles? Sachant comment fonctionne le Champ de Mars, la question mérite d’être posée