« Rester connecté au pouvoir ! » (Ptr/PMSD), « Rendons à notre ville sa dignité ! » (MMSD), « Donner une correction au gouvernement ! » (MMM). Les propos n’ont pas manqué dans la ville lumière depuis le lancement de la campagne des divers partis dans la ville. La popularité d’Éric Guimbeau avec ses quinze années de service à Curepipe mettant en lice 15 candidats a contribué à ce qu’il soit félicité pour son initiative par les citadins, et deuxièmement craint et convoité par le MMM/MSM. Du côté de l’alliance gouvernementale, le jeu du chantage politique a pris place.
Le 9 décembre, les Curepipiens seront appelé aux urnes. Le taux d’abstention aux dernières élections sont de 62,8 % pour cette région. Un chiffre conséquent sur lequel se sont concentrés les trois blocs politiques durant leur campagne. La carte jouée : celle de la proximité. Depuis le Nomination Day, le 21 novembre dernier, le rythme des réunions et des porte-à-porte a été accéléré. Si le MMSD affirme avoir commencé sa campagne il y a trois semaines de cela avec diverses réunions, le MMM/MSM affirme avoir commencé la sienne depuis la sortie des Writs of elections. Steeve Obeegadoo, député du N°17, concède que « la machinerie au début était très lente. Les citadins ont pris du temps pour réaliser que les élections municipales approchaient ». Du côté du Ptr/PMSD, le message phare du premier congrès à Robinson (Ward 3) a donné le ton à la campagne dans la ville lumière. « La campagne a pris un coup d’accélérateur avec l’annonce des candidats », soutient pour sa part Edley Chimon. Une liste qui a laissé un goût amer aux conseillers sortants, dont aucun ne figure sur la liste.
« Ress konekte ek pouvwar sinon Curepipe pa pou rantr dan lagar. Ou panse ki si lopozision demann mwa ene zafer mo pou anvi ed li ? », avait lancé Michaël Sik Yuen, ancien maire et ministre du Tourisme. Edley Chimon, candidat malheureux du Parti travailliste aux élections générales, abonde dans le même sens « Na pa fer mem erreur ki 2010 ». Bien que le response en faveur du Ptr/PMSD était timide, la présence du Premier ministre lundi soir à Cité Atlee (ward 4) a rallumé la flamme. « Mo bien emu par sa lakey-la », avait lancé Navin Ramgoolam. Les citadins pro-travailliste disent apprécier « l’intérêt du PM pour ceux qui sont au bas de l’échelle ». Pour les habitants de Cité Atlee, « c’est une fierté de voir un PM marcher dans son quartier ». Excellent accueil noté également pour le leader du MMSD, Éric Guimbeau. Rappelant ses diverses initiatives depuis quinze ans à Curepipe, il présente une équipe de 15 candidats composée de jeunes et de sportifs/entrepreneurs. Avec cet engagement au sein du MMSD, ces derniers souhaitent réconcilier engagement social et politique. Radhika Jagatsingh, secrétaire du parti, explique que le programme du MMSD est le résumé des attentes des Curepipiens recueillies lors des 90 réunions dans cette ville.
Mais la bataille fait rage également au niveau des propos. Accusations, avertissements et critiques fusent de toute part. Les affaires Bangaleea, MITD, bois de rose, MedPoint sont évoquées, alors que l’on parle d’accord conclu entre le MMSD et l’un ou l’autre bloc. Que des rumeurs, selon les protagonistes, des affirmtions non-fondées…
Toutefois, du côté des trois blocs, la satisfaction est affichée. « Avec notre congrès à Cité Atlee il y a quelques jours, nous affichons notre confiance quant à une victoire à Curepipe », affirme Steve Obeegadoo. Le MMSD, lui, demande aux Curepipiens de faire confiance à une nouvelle équipe alors que le Ptr/PMSD soutient que les membres de l’opposition élus aux générales n’ont apporté aucun changement. Ils assurent tous qu’ils vont vers la victoire dans la Ville Lumière.