Ses premiers refrains, Mario Armel les a fredonnés à 18 ans. En compagnie des Night Birds, il reprenait alors des morceaux de variété. Il a ensuite composé des chansons en français, en anglais, en créole et en hindi. Il a voyagé, a connu le succès, puis s’est posé en tant que producteur.
Après cinquante années d’émotions et de chansons, Mario Armel revoit son itinéraire et s’apprête à dévoiler un nouvel opus. A Star is Born comprend neuf reprises de ses plus grands succès, revisités par les participants d’un concours de chant organisé en collaboration avec Gaëtan Nayna.
En octobre 1995, Scope titrait Mario Armel, l’artiste d’avant-garde. L’article remonte le temps, jusqu’en 1967, et dévoile les débuts difficiles qu’ont connus Mario Armel et les Night Birds à Maurice et à La Réunion. L’occasion de parler de la riche et brillante carrière de ce chanteur.
Vingt ans plus tard, nous le retrouvons dans son studio à Rose-Hill. Il n’a plus le physique du jeune homme des années 70 qui interprétait Coi-Coi, Maria Thérésa ou encore Anita My Love, sur des 45 tours. Mais Mario Armel affiche une certaine satisfaction après avoir accompli cinquante années en chansons. C’est avec beaucoup de nostalgie qu’il revient sur ses débuts.
Someday (You’ll Want Me To Want You) de Ricky Nelson. C’est ce tube des années 60 qui lui donne goût à la scène. Cette première chanson, reprise sur la scène du cinéma Novelty à Curepipe, Mario Armel, 68 ans, s’en souvient et la fredonne encore. “Depuis cette chanson, je n’ai jamais quitté la scène. Je m’en suis éloigné en devenant producteur. Mais la scène reste ce que je fais de mieux. La chanson, je l’ai dans le sang par mes grands-parents, qui enseignaient la musique, ma mère qui jouait du piano et mon père qui faisait partie du Police Band”, confie Mario Armel.