Les parents : « Nous avons peur qu’elles soient échangées »

Les parents des quadruplés, Viren Runghen et Devina Bhoyjaunauth, sont très remontés contre la direction et le personnel de l’hôpital Nehru, Rose-Belle. Six jours après la naissance de leurs quatre enfants, les parents n’ont toujours pu voir le visage de leurs filles.

En effet, les quadruplés sont toujours admis à la Neonatal Intensive Care Unit (NICU) dans trois différents hôpitaux, à savoir Rose-Belle, Flacq et Port-Louis. Les parents, pas autorisés à approcher les filles placées à Rose-Belle, craignent le même sort que la maman qui était enceinte de jumelles et à laquelle les médecins ont annoncé qu’elle avait mis au monde qu’une seule fille.

Devina Bhoyjaunauth, la mère des quadruplés, a été autorisée à rentrer chez elle hier. Aujourd’hui, son compagnon, Viren, l’emmène dans les trois hôpitaux concernés, soit RoseBelle, Flacq et Port-Louis, pour rendre visite à leurs bébés. Cependant, le personnel soignant de l’hôpital Nehru, à Rose-Belle, n’autorise à personne, y compris les parents, de s’approcher des petites filles. « Je suis allé voir mes deux fils à l’hôpital de Flacq et de Port-Louis.

Le personnel soignant des deux hôpitaux a été très compréhensif et m’a autorisé à regarder mes fils de près. J’ai pu voir leur visage. Mais quand je suis allé rendre visite à mes deux filles à Rose-Belle, les infirmières de la NICU m’ont demandé de les regarder de loin. Je n’ai rien vu que leurs petits pieds. Ce sont tous des hôpitaux régionaux. Comment les règles peuvent-elles être différentes ? » se demande Viren. Le père sollicite l’intervention du ministère de la Santé afin que sa compagne et lui puissent au moins s’approcher de leurs filles. « Nous n’avons pas vu le visage de nos filles depuis leur naissance, soit depuis le jeudi 28 février dernier. Je suis angoissé. Le cas du couple de Triolet, où la maman était enceinte de jumelles mais à qui les médecins ont annoncé qu’elle a mis au monde qu’une seule fille, me hante. Je crains que mes enfants ne soient séparés de moi ou qu’elles ne soient échangées. Nous ne pouvons faire confiance à personne. La venue des quadruplés dans notre famille est un événement spécial et je ne veux pas perdre mes enfants », explique Viren.