Après avoir mis tant le ministère de la Jeunesse et des Sports que le Comité National Olympique au pied du mur, la Fédération Internationale de Natation (FINA) a étonnamment changé de ton et d’attitude. Du moins, c’est ce qu’on peut déduire dans sa dernière lettre, signée toujours par son directeur exécutif, Cornel Marculescu. Même si dans une certaine mesure, ce courrier en date du 23 décembre 2011 et qui fait suite à celui au MJS en date du 19 décembre 2011 comporte une contradiction, comme tous les courriers de la FINA du reste.
En effet, si au 2e paragraphe de sa lettre, Cornel Marculescu avance à Kumar Daby, PS au MJS, que «please be informed that the FINA has appointed a FINBA Representative in order to attend and to assist the National General Election in order to guarantee a fair and democratic process». De par cette affirmation, Cornel Marculescu veut dire deux choses. Primo: que le directeur exécutif de la FINA confirme la position qu’il avait adoptée dans une lettre à Doreen Tiborcz en date du 15 dernier. Lettre dahs laquelle  la FINA autorise à Doreen Tiborcz  de convoquer une assemblée générale élective et qui est donc à l’origine de la démarche de l’ex-présidente de la FMN de convoquer ladite assemblée le 20 janvier à l’hôtel St-Georges, Port-Louis. Secundo: que la FINA estime que Maurice, surtout son mouvement sportif, n’est pas en mesure d’organiser par lui-même des élections « fair and démocratic» puisqu’il a trouvé nécessaire de déléguer une personne à Maurice pour «guarantee a fair and democratic process». L’Electoral Supervisory Commission apprécia à sa juste valeur les propos de Cornel Marculescu. Comme nous aussi, nous apprécions le «fair and democratic process» de la FINA qui donne deux voix à un président —non accompagné — lors de son assemblée générale. Alors que dans le monde entier le processus de «one man one vote» est appliqué par tous.
«Relevent parties»
La contradiction de Cornel Marculescu vient tout juste après le 2e paragraphe où il demande que «FINA  would highly appreciate if his Representative, before any elections has the possibility to meet with all the relevant parties on this issue». Par le mot «parties», la FINA veut dire le ministère de la Jeunesse et des Sports, le Comité Olympique et la Fédération mauricienne de Natation. Toutefois, la lettre de Cornel Marculescu ne précise pas quelle partie de la FMN  le représentant de la FINA compte rencontrer. Toujours est-il que le bout de la phrase «before any elections» peut être interprété de différentes façons. La FINA veut-il dire que, qu’importe l’issue des discussions avec le COM et le MJS, elle soutiendra, contre vents et marées, les élections prévues par Doreen Tiborcz le 20 janvier 2012. Ou est-ce que l’instance de Lausanne veut dire qu’il y a le risque qu’elle demande l’annulation de l’exercice du 20 janvier 2012 ? Puisque de gros doutes subsistent quant au respect du «fair and democractic process» par Doreen Tiborcz dans l’organisation de cette AG spéciale, loin des locaux de la FMN et où les candidats ont été appelés à faire acte de candidature sur l’adresse personnelle de l’ex-présidente de la FMN.
Toujours est-t-il qu’on note bien plus qu’un changement de ton et d’attitude dans le stand de la FINA qui désormais demande au ministère de la Jeunesse et des Sports  « de «try to find the most efficient way to solve this issue.». Un appel qui selon le ministre de la Jeunesse et des Sports n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd.
«Nous avons toujours travaillé pour trouver une solution efficace à cette affaire. La concession que le MJS a faite en donnant les pleins pouvoirs au comité olympique pour gérer cette affaire est la preuve de notre bonne foi. La dernière lettre de la FINA est positive, mais je tiens néanmoins à préciser que  je ne céderai pas sur le non-respect des lois de Maurice», a indiqué à Week-End le ministre des Sports, Devanand Ritoo.
Interrogé sur la rumeur selon laquelle le MJS compte retirer à la FMN son certificat de reconnaissance, le ministre devait insister sur le fait que «c’est loin d’être une rumeur.» Selon Devanand Ritoo, «la décision de Doreen Tiborcz de convoquer une assemblée générale élective le 20 janvier est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Cette éventualité existe bel et bien. Les procédures sont en cours et we will cross the bridge when we meet it», a soutenu Devanand Ritoo.