Plus on avance, plus la situation s’empire au sein du comité directeur illégal de la Fédération mauricienne de Natation. Il se confirme d’avantage que la présence de Doreen Tiborcz et de Soureindra Seebaluck au Village des Jeux à Londres pour les 30es Jeux Olympiques est une supercherie, pour ne pas dire un coup fourré contre le sport mauricien. La dernière supercherie en date est l’information selon laquelle le président de la CANA, Mustapha Larfaoui a convoqué une réunion à Londres pour régler «le conflit MJS-FMN». L’information veut faire croire que le Comité International Olympique (CIO), la Fédération Internationale de Natation Amateur (FINA), la Confédération Africaine de Natation Amateur (CANA), la Fédération mauricienne de natation (illégale), le Comité Olympique Mauricien (COM) et le Ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) devraient se retrouver autour d’une table dans la capitale anglaise pour régler cette situation. Quelle belle brochette d’instances internationales est-on tenté de dire pour régler un problème purement mauricien. On se demandait à Week-End comment le CIO en pleins Jeux Olympiques d’été avait trouvé le temps pour se consacrer à un si petit pays comme Maurice et dans une situation que le Château de Vidu ne peut ni de loin ni de près intervenir.
Mais on a tout de suite flairé l’arnaque, puisque, interrogé jeudi durant la journée, le secrétaire général du COM, Vivian Gungaram, nous a dit ceci: «J’ai effectivement vu sur internet un article où mon nom est associé à la tenue de cette réunion. Cela m’étonne, je suis ni au courant ni informé qu’une réunion de ce genre est programmée», a-t-il dit sèchement au téléphone à Week-End.
Ritoo: «aucune invitation»
Infos ou intox donc? La question est posée, car à Maurice également le ministre de la Jeunesse et des Sports, interrogé vendredi soir, a soutenu ne pas être invité à une telle réunion, avec tous ces instances internationales. «Comme pour un peu tout le monde, j’ai appris la nouvelle dans un quotidien. J’ai d’abord parlé avec mon PS, Virenkumar Daby qui se trouve à Londres depuis le week-end dernier avec le Club Maurice, pour savoir s’il est informé de la tenue d’une telle réunion. Sa réponse a été non et je peux assurer que jusqu’à ce soir (ndlr: vendredi), je n’ai rien, ni une invitation de la FINA ni du CANA et encore moins du COM qu’une quelconque réunion se tienne à Londres pour régler un conflit avec la FMN», a soutenu le ministre des Sports.
Ce dernier, qui quitte Maurice ce lundi pour Londres, a tenu à préciser une chose: «Depuis le 29 décembre, mon ministère ne reconnaît plus la FMN. Donc, la solution ne peut venir que des clubs de natation, s’ils veulent ou non avoir une fédération reconnue comme telle par une loi.» Il va sans dire que l’effritement persistant au sein de la FMN depuis ces dernières semaines avec le départ de trois membres sur dix, donne du tournis à la présidente illégale de la FMN, à un point de jouer dans l’intox pour tenter de sauver un bateau qui a déjà pris eau de toute part.
La démission de Ah Sing Poo Cheong, suivie de celles de Fawrez Baboo et d’Aline Kong, n’a fait que prolonger ce comité illégal dans une situation encore plus illégale par rapport aux statuts de la FMN. Et comme on dit que les malheurs n’en finissent pas depuis le 20 janvier, on annonce dans les coulisses le départ imminent de Connie Verny de ce comité. D’autant qu’il se chuchote que la représentante de BBRH au sein de ce comité a décidé de ne pas répondre à la proposition d’agir comme entraîneur avec les deux nageurs qui feront le déplacement pour les Championnats d’Afrique au Nigeria.
Est-ce un signe avant coureur…?