« La décolonisation de l’Afrique sera incomplète aussi longtemps qu’une partie du territoire mauricien sera sous le contrôle des pouvoirs coloniaux », a affirmé hier Milan Meetarbhan, l’ambassadeur mauricien auprès des Nations Unies, lors de l’Assemblée générale de l’Onu. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui se trouve actuellement à Londres, n’a en effet pu se rendre à New York cette année alors que le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, est resté à Maurice en cette période préélectorale.
« As long as part of Mauritian territory remains under coloniale rule, decolonisation of Africa will still remain incomplete », a ainsi dit Milan Meetarbhan, rappelant les circonstances dans lesquelles l’archipel des Chagos a été excisé du territoire mauricien avant l’accession de l’île à l’indépendance, et ce en violation du droit international. « Speaking before this Assembly last week President Obama said, there is one vision of the world in which might makes right, but that “America stands for something different. We believe that right makes might-that bigger nations should not be able to bully smaller ones…” This is why, last year at this very forum, Mauritius urged the United States to be on the right side of history and not to condone illegal acts by maintaining its presence on Diego Garcia under an unlawful arrangement with the UK which does not have a valid title to the island and instead to ensure that in the future, such presence is on the right side of the law. Both the United States and the United Kingdom should recognise the sovereignty of Mauritius over the Chagos and engage, in good faith, in meaningful discussions with Mauritius over arrangements to be made in this regard », a affirmé Milan Meetarbhan.
Il a également fait mention des discussions bilatérales entre Maurice et la France concernant Tromelin, rappelant que les deux pays sont arrivés à un accord intérimaire sans porter préjudice à la souveraineté mauricienne. L’ambassadeur mauricien est ensuite revenu sur la conférence internationale consacrée aux  Petits États insulaires en développement avant d’inviter les Nations Unies à adopter la Global Oceans Strategy, qui permet d’avoir une vision et un encadrement pour le développement durable des activités économiques associées à l’océan. Il s’est également prononcé pour la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies et de l’admission de l’Inde en tant que membre permanent de ce Conseil.