Cela fait dix mois depuis que Pamela Soorana a introduit une plainte au ministère de la Santé dans le sillage du décès de son époux, Baby, à l’hôpital Victoria, à Candos. Elle y dénonce le traitement réservé à ce dernier, le diagnostic contradictoire des médecins et l’attitude de certains infirmiers. En dépit de ses différentes démarches, sa plainte est restée sans suite à ce jour.
En décembre 2014, la famille Soorana décide de dénoncer le « comportement inacceptable » de certains membres du personnel de l’hôpital de Candos. Une plainte formelle est faite au ministère de la Santé et le Medical Council est également alerté sur ce cas de négligence médicale alléguée. Le 12 janvier 2015, le Dr Deepchand, Registrar du Medical Council écrit au Senior Chief Executive de la Santé pour l’alerter sur ce cas. Mais depuis, rien.
À aucun moment Pamela Soorana n’a été invitée à s’expliquer devant les autorités concernées. Aujourd’hui, la famille se dit dépassée par cette situation et dénonce le manque d’égard, surtout après les moments difficiles qu’elle vient de vivre.
Brayen Soorana, le fils du défunt, dit vouloir attirer l’attention du public sur cette affaire et souhaite que l’hôpital public fasse preuve « de plus d’humanisme ». Ce dernier relate que son père, qui souffrait d’un cancer de la vessie, suivait un traitement à l’hôpital de Candos. « Vers le mois de juin 2014, son médecin traitant lui a annoncé qu’il était guéri. »
Toutefois, peu de temps après, le patient a commencé à souffrir de maux de ventre. « Un médecin de l’hôpital lui a alors annoncé qu’il souffrait d’un problème gastrique et lui a donné un traitement pour cela. » Le 28 novembre, le patient est admis en urgence à l’hôpital suite à des douleurs intenses. « Une échographie a permis de constater le gonflement de son côlon. Le 8 décembre 2014, mon père était enfin opéré en urgence. C’est ainsi que le médecin a constaté que les métastases avaient touché ses poumons, ses reins et son foie. »
La famille Soorana dénonce ces diagnostics contradictoires. Qui plus est, elle dit avoir attendu plus d’une heure, en vain, pour être reçue par un médecin au sujet de l’intervention chirurgicale du patient. Dans sa plainte, Pamela Soorana déplore également le « comportement inacceptable » de certains infirmiers en salle. « Le 10 décembre, mon père s’est plaint à ma mère d’un traitement brutal des infirmiers qui le changeaient. Elle est allée les voir pour leur demander gentiment de faire plus attention. Le lendemain, mon père l’a priée de ne plus rien dire, car les infirmiers seraient venus à plusieurs lui dire : “Alor, ou’nn fer rapor ?”. » Brayen Soorana affirme que depuis ce jour, son père n’aurait pas eu l’attention nécessaire du personnel. Le patient est décédé le 11 décembre 2014.
Sollicité sur ce cas, le ministère de la Santé, à travers son service de communication, a fait comprendre que le dossier est toujours à l’étude.