Les dirigeants d’Inclusion (Mauritius) ont fait part de leur tristesse et de leur incompréhension publiquement aujourd’hui, lors d’une conférence de presse, devant ce qu’ils considèrent comme une « mise à l’écart » et une « marginalisation » des enfants avec un handicap mental et intellectuel dans le plan de réforme de l’éducation.
« Nous sommes choqués devant ce grand oubli car nos enfants sont des citoyens à part entière », ont lancé les dirigeants de l’ONG en présence des parents concernés. Inclusion (Mauritius) souhaite que les décideurs politiques revoient leur copie afin de tenir compte de l’éducation de cette catégorie d’enfants et en appelle à un « vrai partenariat » entre le ministère et les ONG s’occupant des handicapés.
Inclusion (Mauritius) regroupe à ce jour douze ONG travaillant auprès des enfants et adultes présentant des déficiences mentales et intellectuelles. Comme son nom l’indique, cette organisation milite pour les droits des handicapés et pour leur intégration dans la vie sociale. Ses dirigeants ont dit ce matin qu’ils ne peuvent « passer sous silence ces oublis » du plan de Nine-Year Schooling concernant leurs protégés. Ils ont envoyé la semaine dernière une lettre à la ministre de l’Éducation à ce sujet, lui demandant une rencontre afin de présenter leurs doléances et pour soumettre aussi certaines propositions pour le bien-être et les droits de ces enfants handicapés. Ils ont également voulu alerter l’opinion publique à travers la conférence de presse tenue ce matin au centre social Marie Reine de la Paix et à laquelle ont assisté un bon nombre de parents dont les enfants sont pris en charge par les ONG faisant partie d’Inclusion (Mauritius). Les intervenants ont tour à tour souligné les Conventions concernant les droits des enfants auxquelles le pays a adhéré. De ce fait, « il n’est pas normal », soulignent-ils, que le document de réforme « oublie » les handicapés, particulièrement ceux avec des déficiences mentales et intellectuelles, dans le paysage éducatif national. « Ces enfants sont tout le temps les parents pauvres de l’éducation nationale et on s’attendait à ce que cette réforme améliore le sort de nos enfants. Me pa finn ena enn mo, nou sagrin e nou an koler. Reform la bizin pou tou zanfan pa pou enn sel kategori », ont-ils insisté.
Les responsables d’Inclusion (Mauritius) souhaitent « un dialogue » et « un vrai partenariat » avec le ministère de l’Éducation car ses membres, disent-ils, ont « un savoir-faire » à apporter dans l’éducation des enfants à besoins spéciaux. « Nous sommes sur le terrain depuis plusieurs décennies et nous sommes des professionnels dans notre secteur. Nous avons beaucoup de choses à partager pour le bien des enfants handicapés. Que le ministère écoute notre voix », ont lancé les membres d’Inclusion (Mauritius).