L’ancien ingénieur responsable de la National Development Unit (NDU) et l’époux de l’ex-PPS Pratibha Bholah, Hurrydeo Bholah, a comparu devant la Cour correctionnelle de Port-Louis ce matin. Son homme de loi, Me Viren Ramchurn, avait logé une motion pour une radiation des charges provisoires pesant sur lui. Le représentant du Parquet, Me Bungaroo, a déclaré qu’après avoir étudié le dossier, le bureau du Director of Public Prosecutions (DPP) a estimé qu’il n’y a « aucune preuve » démontrant que Hurrydeo Bholah avait agi contre les règlements de la Public Procurement Act. Le DPP a demandé que soient rayées les charges provisoires de “conspiracy” qui pèsent sur lui.
Lors de la précédente audience, Me Bungaroo avait informé la cour que le bureau du DPP avait reçu le dossier de la police et qu’il leur faudra du temps additionnel pour se prononcer sur la requête. En cour ce matin, le représentant du DPP a fait la déclaration suivante : « The office of the DPP has considered all evidence in the file as revealed by the enquiry. There is no evidence to show that the role of defendant Hurrydeo Bholah in the award on contracts was done in breach of the “Public Procurement Act”. The evidence reveals that there was legal advice in relation to the procurement. Having considered all the aspects of the case, the DPP has decided not to institute criminal proceedings against Hurrydeo Bholah. »
Face à cette décision, Me Viren Ramchurn a fait ressortir que son client a subi d’énormes préjudices en raison de cette affaire. De fait, il a demandé la réintégration immédiate de son client en tant que Chief Project Manager de la NDU. À sa sortie du New Court Office, Hurrydeo Bholah a exprimé son soulagement. « Je remercie la justice. La vérité a triomphé. Merci à tous ceux qui m’ont apporté leur soutien. J’ai toujours fait mon travail, comme un bon officier », a-t-il déclaré. ?Rappelons que cet ancien ingénieur responsable de la NDU avait été arrêté le 5 novembre 2015 dans le cadre d’une enquête sur 69 contrats, d’une valeur de Rs 569,7 millions, alloués par cet organisme après les “flashs floods” du 13 février 2013. Hurrydeo Bholah fait l’objet d’une accusation provisoire de “conspiracy” pour non-respect des procédures prévues sous la Public Procurement Act. Dans cette affaire, les procédures sous cette loi n’ont pas été suivies alors que le nombre de projets approuvés par le Conseil des ministres avait été augmenté de manière unilatérale par la NDU.