Dans le but de marquer dignement le 120e anniversaire de son cheminement dans l’éducation, l’école Notre Dame de Lorette RCA a récemment organisé sur son site plusieurs activités commémoratives à caractères éducatif, culturel, voire religieux. Celles-ci ont mis objectivement en lumière son charisme fondamental, soit celui d’un précieux héritage légué à notre système d’éducation par les religieuses de l’Institut de Lorette.
Enracinée au pied de La Citadelle et faisant face à la rue Eugène Laurent, ex-rue La Corderie, l’école primaire Notre Dame de Lorette RCA revendique son ancienneté de par le fait d’être logée dans un édifice en pierres. Elle a ouvert ses portes le 8 janvier 1893 avec une population estudiantine composée exclusivement de filles. Toutefois, depuis mars 2003, Notre Dame de Lorette est devenue une école mixte.
Les activités suivantes y ont été accomplies dans le cadre des célébrations : (1) Le dévoilement d’une plaque commémorative, (2) la célébration d’une messe d’action de grâce par Mgr Maurice Piat et le père Michel Moura, messe à laquelle ont assisté les membres des différentes composantes de la grande famille de l’école en sus de distingués invités, (3) une exposition retraçant les grandes étapes de l’histoire de l’école, (4) l’élaboration d’un magazine-souvenir qui sortira très prochainement, (5) la bénédiction par Mgr Piat d’un coin de l’école baptisé « Mary’s Corner » en hommage à Mary Ward, fondatrice de l’Institut de Lorette au niveau mondial.
L’exposition susmentionnée se compose de notes explicatives accompagnées de belles illustrations des 120 années de vie de l’école. Ainsi, apprenons-nous, que Mary Ward est née en Irlande en 1585, qu’elle est entrée au couvent vers l’âge de 24 ans et qu’elle est décédée en 1645 en laissant au monde ce bel héritage qu’est l’Institut de Lorette.
Autre fait notable : la fondatrice de cet institut à Maurice est Mère Austin Hearne, une Irlandaise de naissance également. Elle est née en 1814 et c’est en 1845 qu’elle a débarqué à Port-Louis en sa capacité de Religieuse Supérieure dans le but de s’occuper de la formation des jeunes filles à Maurice. Elle est venue ici à la demande de Mgr Collier qui, à l’époque, était l’évêque du diocèse catholique. Puis, dans la foulée de son oeuvre, elle établira l’Institut en question qui donnera naissance à cette école.
L’exposition met également en évidence quelques belles pensées de Mary Ward qui, selon l’Histoire, avait une vision extraordinaire de la vie : « Be optimistic, hopeful, courageous, open, welcoming, good-humoured and self-accepting. »
Pour Marie-Noëlle Rima, l’actuelle directrice : « De toute évidence, nous avons vécu ce 120e anniversaire tout le long de l’année en cours puisque, outre les différentes cérémonies commémoratives, tous les jours, à l’assemblée du matin, nous avons parlé à nos jeunes élèves de la profondeur des pensées de Mary Ward. Autant vous dire qu’en vertu de sa vie exemplaire, elle demeure notre principale source d’inspiration. »
Dans le passé, invariablement, l’école a été dirigée par une longue succession de religieuses. La première laïque à y être nommée aux fonctions de directrice fut Josée Chan en mai 1983, suivie de Gurty Bastide, puis de Soeur Stella Konfortion, directrice de 1994 à 1998. Soeur Stella a été la dernière religieuse à y remplir les fonctions de directrice puisqu’après son départ, ce sont les laïques qui y ont été nommées à cette fonction.
Au beau milieu de la cour de l’école trône une magnifique pierre ornementale qui y a été dévoilée par Mgr Piat en 1993 pour marquer le centenaire de cet établissement scolaire.
En 2003, l’école s’est dotée de trois nouvelles salles en dur qui sont venues se greffer sur sa structure en pierres. Puis, en septembre 2013 l’école est passée à l’énergie solaire, mettant ainsi fin à sa dépendance de l’énergie électrique.
Aujourd’hui, l’école accueille 648 élèves issus de tous les milieux de notre société multiculturelle et chaque salle de classe comprend un total de 36 écoliers.
Les paroles suivantes y sont inscrites en lettres d’or : « Pour que la forêt soit belle, il faut que chaque arbre ait des racines bien profondes, donc, ensemble nous transformons nos difficultés en des opportunités. »
La directrice, Mme Rima : « En tant qu’éducateurs nous visons le développement intégral de chacun de nos élèves et nous sommes bien conscients de notre mission vis-à-vis de notre population estudiantine. »
En ce qu’il s’agit de l’événement en question, un élève de la Standard VI nous a déclaré : « Je suis heureux d’être là en ce moment parce que cela me permet de vivre cet événement avec un grand intérêt. Ce qui est sûr c’est que cela restera gravé dans ma mémoire à tout jamais. » Cette réflexion bien formulée représente la tendance générale parmi les élèves de cet établissement scolaire.