Après des événements au DAV College de Plaine des Papayes qui ont poussé la direction à le suspendre de ses fonctions, cet enseignant d’anglais, époux d’une haut fonctionnaire dans un ministère clé, fait de nouveau parler de lui depuis quelques jours. Dans une déposition à la police il y a quelques jours, trois élèves en Form II au DAV ont raconté comment deux personnes (dont l’une serait cet ex-enseignant d’anglais de leur collège) auraient essayé de les convaincre de monter dans une voiture alors qu’ils attendaient l’autobus pour se rendre à l’école en disant que les parents de l’un d’entre eux aurait fait un accident. Ayant des doutes, les trois garçons ont pris la fuite et se sont confiés à la direction de l’école dès leur arrivée. Par rapport à cette affaire, des officiers de la Child Development Unit étaient à l’école mercredi dernier. L’un des trois élèves a participé hier à une parade d’identification en présence de sa mère et aurait désigné formellement les deux personnes qui auraient insisté pour qu’ils montent dans une voiture. Dans les milieux du collège DAV plus d’un disent que cet incident ne serait pas étranger à un procès en cour concernant directement un des responsables de l’école et l’époux de ce haut fonctionnaire en poste depuis peu dans un collège d’État.
La police a contacté la semaine dernière les parents de ces trois enfants leur demandant d’accompagner ces derniers pour une déposition au poste de police de Terre-Rouge par rapport à l’incident survenu le lundi 9 septembre alors qu’ils étaient en route pour l’école. Dans l’entourage de ces enfants, on confirme leur déposition à la police par rapport à cette affaire. Selon nos informations, ces trois élèves ont abondé dans la même direction et ont relaté les faits avec force détails de cet incident qui se serait produit à l’arrêt d’autobus d’Arsenal. Ils ont raconté comment une voiture se serait arrêtée près d’eux et qu’ils auraient reconnu immédiatement l’identité des deux passagers. Ces derniers leur auraient affirmé que le père de l’un d’entre eux aurait eu un accident de route en indiquant l’endroit où cela se serait produit. Ils ont néanmoins refusé d’entrer dans la voiture, craignant un quelconque problème et auraient couru jusqu’à l’endroit de l’accident que leur auraient indiqué ces deux individus pour se rendre compte en arrivant sur les lieux que la nouvelle était fausse. Ces enfants auraient aussi signalé dans leur déposition que l’un des deux occupants de cette voiture serait descendu du véhicule et aurait essayé d’immobiliser le plus jeune d’entre eux mais que celui-ci a pu se libérer.
Interrogé par Le Mauricien hier au sujet de la visite ces derniers jours des officiers de la CDU et de la police dans son école et qui n’est pas passée inaperçue, le recteur du DAV College (Plaine-des-Papayes) a confirmé cet incident concernant trois élèves, et qui a été rapporté à la police, à la PTA et aux institutions concernées « dans l’intérêt des enfants » et après que l’école « a vérifié toutes les informations ». Le chef d’établissement n’a pas nié aussi la présence des policiers hier matin à l’école. Ces derniers voulaient que les trois enfants concernés les accompagnent jusqu’au poste de police de Terre-Rouge pour une parade d’identification mais qu’il a refusé de les laisser partir sans l’autorisation et la présence de leurs parents durant cet exercice. Ces derniers y ont donné leur accord mais un seul était disponible pour accompagner son enfant. La direction a délégué trois membres de l’administration pour accompagner les élèves dans une voiture mise à leur disposition, mais sur place, la police a permis seulement à celui dont la mère était présente de procéder à l’identification. Selon nos renseignements, l’élève aurait identifié hier les deux adultes dont il a fait mention dans sa déposition il y a quelques jours. Selon nos sources, malgré la présence des policiers et de la mère de l’enfant, l’une de ces deux personnes n’aurait pas hésité à proférer des menaces pendant cet exercice d’identification.
L’ensemble de DAV College n’est pas indifférent à ce police case concernant ces trois élèves de Form II. Dans les milieux concernés, on ne peut s’empêcher aussi de faire allusion  au procès qu’intente l’ex-enseignant d’anglais de ce collège de Plaine-des-Papayes et époux d’un haut gradé d’un ministère clé dans la gestion du pays au recteur de l’établissement. En tout cas, cette affaire est suivie de près dans le secteur du secondaire privé.