30 femmes sont actuellement formées à la déshydratation d’aliments pour la production de produits agroalimentaires : massala, fruits, légumes, fines herbes, entre autres. Il s’agit d’une première pour le National Women Entrepreneur Council (NWEC), qui dispense les cours au Plaine des Papayes Production Centre, situé dans l’enceinte du centre social.
Pendant sept semaines, les participantes seront initiées aux techniques de conservation de fruits et légumes, essentiellement la déshydratation. La déshydratation est une technique de conservation qui permet d’éliminer, partiellement ou totalement, l’eau contenue dans un aliment. Une déshydratation poussée existe avec la technique du séchage qui consiste à enlever l’excès d’humidité par évaporation de l’eau en faisant intervenir la chaleur.
La déshydratation d’aliments présente plusieurs avantages : conservation longue des aliments à température ambiante et à l’abri de l’eau, facilité d’utilisation, par exemple, les flocons de pomme de terre, légumes et fruits comme base de plats cuisinés, entre autres. La PPS, Pratibha Bholah, nutritionniste de formation qui intervenait lors de la cérémonie de lancement de la formation, a expliqué que les produits déshydratés conservent leurs minéraux et leurs valeurs nutritives et sont tout aussi nourrissants.
Cette formation est prise en charge dans son intégralité par le NWEC et le ministère de l’Égalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être familial. Les participantes n’ont qu’à amener les ingrédients qu’elles vont travailler durant les sessions de formation où les techniques et méthodes de préservation leur seront enseignées. Les stagiaires auront par la suite des sessions pratiques afin qu’elles se perfectionnent.
Des marchés potentiels ont été identifiés pour la vente des produits déshydratés, au niveau national, régional et international. Le NWEC veut en effet encourager davantage de femmes dans ce créneau.
La ministre Mireille Martin, qui lançait cette semaine cette formation, a souligné que la déshydratation des fruits et légumes permet d’éviter le gaspillage d’aliments en utilisant de façon optimale tous les fruits et légumes à la maison. Dans cette formation, il est surtout question d’encadrer les stagiaires pour qu’elles puissent à leur tour, monter leurs micro-entreprises. Mireille Martin a saisi l’occasion pour dire son inquiétude quant au nombre de femmes actives dans l’entrepreneuriat : 17 000 contre 54 000 hommes. La ministre du Genre veut rétablir un équilibre, d’autant plus que 18 300 des entrepreneurs hommes sont pourvoyeurs d’emplois contre seulement 3 000 entrepreneurs femmes. Elle a exhorté les femmes présentes à Plaine-des-Papayes cette semaine de prendre avantage des mesures instaurées par le gouvernement pour encourager l’entrepreneuriat. « Ce n’est pas logique que les femmes qui ont de l’ambition, la capacité, la créativité, l’enthousiasme, les idées,… se retrouvent parmi les plus faibles pourcentages », a-t-elle dit.