Dès que le Fiscal Investigation Department de la Mauritius Revenue Authority (MRA) aura complété l’un de ses plus conséquents Income Tax Assessments contre un individu, en l’occurrence Navin Ramgoolam, il devra redoubler d’efforts pour compléter des enquêtes sur la série de sociétés offshore et personnalités mauriciennes citées dans l’Offshore Leaks de l’International Consortium of Investigative Journalists (ICIJ). A ce stade, la MRA prévoit de se mettre en contact avec les représentants de ce regroupement de journalistes d’investigation à l’étranger pour s’assurer de la validité des informations, qui sont accessibles sur internet depuis le début de cette semaine.
La prochaine étape envisagée par la MRA est de procéder à des enquêtes sur les différents cas cités en vue de tout redressement fiscal si la nécessité se fait sentir, et ce sur la base des informations disponibles. Dans l’immédiat, l’intérêt des Offshore Leaks se porte sur l’identité des personnalités identifiées dans cette liste, dont un ancien juge de la Cour suprême, aujourd’hui décédé, à savoir : un ancien juge de la Cour suprême, aujourd’hui décédé, Robert Ahnee, en tant que directeur du groupe Naïade ; un ancien banquier reconverti dans la presse, Philippe Alain Forget, en tant que membre du conseil d’administration du même groupe hôtelier ; Astor Beach Investments Ltd ; Subhas Lallah, ancien parlementaire et aujourd’hui avocat d’affaires ; Kee Cheong Li Kwong Wing, ancien député MMM, un “vire mam” de la dernière heure, aspirant à d’importantes responsabilités au sein du gouvernement Jugnauth ; Arnaud Lagesse, patron du groupe Lagesse, l’un des plus importants conglomérats de l’océan Indien ; Abduk Sattar Hajee Abdiula, comptable qui a procédé à la liquidation des trois hôtels Apavou l’année dernière ; Ben Daby Seesaram, avocat et ancien secrétaire de la ville de Beau-Bassin/Rose-Hill ; Gaëtan Lan Hun Kuen, à la tête d’un important groupe économique ; Rohit Ramnawaz ; Sanjeev Manrakhan ; Clarel Benoît Chambers ; le groupe Multiconsult, Veekram Bhunjun du groupe Betonix ; Parmeseeven Curpen ou Patrice Hardy, de même que des sociétés comme la Deutsche Bank, Galana.
L’ICIJ prend le soin de souligner : « We do not intend to suggest or imply that any persons, companies or other entities included in the Offshore Leaks Database have broken the law or ortherwise acted improperly. » Certaines personnalités, dont les noms sont mentionnés, ont tenu à apporter des précisions dans la presse pour faire comprendre qu’ils n’ont commis aucun acte répréhensible par rapport aux lois en vigueur à Maurice.