La présidente de la République est rentrée au pays lundi après avoir participé à la célébration du 15e anniversaire d’UN Global Compact au siège des Nations unies à New York la semaine dernière. Ameenah Gurib-Fakim s’est aussi rendue à Paris où elle a eu une session de travail avec le directeur général adjoint de l’UNESCO, Getchew Engida et la secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean.
À New York, la présidente a prononcé le keynote address devant un parterre composé, entre autres, du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, de la directrice général de l’UNESCO, Irena Bokiva, de l’envoyée spéciale des Nations unies pour le changement climatique, Mary Robinson, de l’ancien secrétaire général de l’ONU Koffi Annan et du directeur du groupe l’Oréal Jean Paul Agon.
À cette occasion, Ameenah Gurib-Fakim a évoqué les précédentes réunions consacrées à la protection de l’environnement, notamment le Sommet de la Terre, le sommet de l’Environnement, Rio + 20. Ces sommets, a-t-elle soutenu, ont permis d’attirer l’attention de l’humanité sur la nécessité de transformer nos attitudes et notre comportement. Pour elle, la principale leçon à retenir de ces sommets est que « le temps s’envole » et qu’il n’y a plus « any room for complacency when it comes to the health of the planet which is intrinsically linked to our own survival ».
La présidente a estimé que les décisions concernant les investissements étrangers doivent tenir compte du fait que « drawing down the eath’s natural resources for short-term profit is bad for business in the long run ». Elle a insisté sur les effets du changement climatique sur l’agriculture, la biodiversité, la santé, la nutrition, les cycles de l’eau et la migration. Ameenah Gurib-Fakim a observé que le monde entier s’attend à ce que la réunion de Paris en décembre prochain prenne des décisions fermes sur une série de questions permettant de mitiger l’impact du changement climatique sur le continent africain où l’effet risque d’être plus profond.
Pour Ameenah Gurib-Fakim, le plus grand catalyseur au changement a été la prise de conscience dans le monde scientifique, académique et dans les communautés d’affaires que les défis dans le domaine de l’environnement et social, qui constituaient des obstacles dans le passé, sont devenus des opportunités pour l’innovation et le développement. « Such a partnership will be key to the future sustainability of the developing world in particular the fast emerging african continent », a-t-elle convenu.
À Paris, la présidente de la République a évoqué la situation des petits États insulaires en développement avec le directeur adjoint de l’UNESCO et a plaidé pour que ce groupe de pays dispose d’une entité spéciale. Elle a aussi insisté sur la nécessité que lors de la réunion de Paris en décembre les PEID adoptent une approche cohérente.
Ameenah Gurib-Fakim s’est également entretenue avec la secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Michaelle Jean. Les échanges ont porté sur la stratégie économique de la francophonie adoptée lors du dernier Sommet de celle-ci à Dakar. Elles ont également évoqué les possibilités de collaboration avec Maurice, notamment dans le domaine de l’industrie de la pharmacopée et de l’exploitation des essences végétales en encourageant le partage de bonnes pratiques.
La présidente et la secrétaire générale ont souligné les nombreuses convergences de vues qu’elles partagent et notamment les thématiques qu’elles souhaitent développer comme le développement durable, l’innovation et les nouvelles technologies ainsi que l’entrepreneuriat des jeunes. Elles ont également échangé sur les grands enjeux de la francophonie et particulièrement sur des questions environnementales et climatiques dans la perspective de la Conférence Paris Climat 2015.