Japan's Naomi Osaka poses for photographs with the championship trophy at the Brighton Beach in Melbourne on January 27, 2019, a day after her victory against Czech Republic's Petra Kvitova in the women's singles final at the Australian Open tennis tournament. (Photo by Saeed KHAN / AFP) / -- IMAGE RESTRICTED TO EDITORIAL USE - STRICTLY NO COMMERCIAL USE --

Quatre mois après son premier sacre à New York, Naomi Osaka a confirmé en s’offrant l’Open d’Australie qu’elle a tout d’une N.1 mondiale, hier à Melbourne. Elle qui naviguait autour de la 70e place mondiale il y a un an va devenir la reine du tennis féminin dès lundi. En finale, Osaka est venue à bout de la Tchèque Petra Kvitova (N.6) après quasiment 2h30 min de match (7-6 (7/2), 5-7, 6-4).

La jeune Japonaise, couronnée à l’US Open il y a quatre mois, à vingt ans seulement, n’est que la troisième joueuse depuis quinze ans, hors Serena Williams, à rafler deux tournois majeurs consécutifs, après les Belges Kim Clijsters (2010-2011) et Justine Hénin (2003-2004). Elle met aussi fin à la valse des lauréates en Grand Chelem: les huit derniers avaient été remportés par des joueuses différentes. La manière dont elle avait tenu le choc, imperturbable, à l’US Open début septembre, tout au long d’une finale explosive face à Serena Williams, qui s’était emportée contre l’arbitre, laissait penser que la Japonaise avait les nerfs solides. Loin d’un coup d’éclat sans lendemain, elle a prouvé à Melbourne sa capacité exceptionnelle à se sublimer dans les grandes occasions.

Trois titres, deux Grand Chelem !

Son palmarès ne déborde pas de titres, au contraire. Mais parmi les trois trophées qu’elle possède, deux sont ceux de tournois du Grand Chelem, et le dernier est un des plus prestigueux du circuit hors tournois majeurs (Indian Wells). Sur la Rod Laver Arena, c’est sans euphorie mais avec émotion, accroupie sur le court et les larmes au coin des yeux, qu’Osaka a accueilli son double couronnement. Car elle a traversé des montagnes russes émotionnelles au cours de la finale. Victorieuse du premier set au jeu décisif, quelques jeux après avoir écarté une série de balles de break, la Japonaise se dirigeait vers une victoire relativement tranquille en deux manches quand elle s’est procuré trois balles de match sur le service de Kvitova, à 5-3.

La gauchère tchèque (28 ans) a alors remporté neuf des dix points suivants, commençant par sauver son service puis recollant à 5 jeux partout alors qu’Osaka servait pour le gain du tournoi. Deux jeux plus tard, Kvitova égalisait à un set partout, sur une double faute de son adversaire, et Osaka s’échappait aux vestiaires, larmes coulant sur la joue et serviette sur la tête.