Bientôt 90 jours depuis l’écroulement de l’empire Rawat, évalué à quelque Rs 35 milliards. Le suspense est toujours de mise pour les quelque 1 500 employés de la clinique Apollo-Bramwell, d’Iframac et de Courts. Les Bids soumis par les éventuels repreneurs à la conclusion de l’exercice d’Expression of Interests font depuis ce matin l’objet d’évaluation de la part des Special Administrators de BAI Co (Mtius) Ltd and Related Entities, Mushtaq Oosman et Yogesh Basgeet, de Senior Partners d’EY Mauritius (Ernst & Young) et de représentants de la Financial Services Commission (FSC). La Tender Box a été ouverte en vue d’établir le nombre d’offres financières soumises pour la reprise de ces entités.
A ce matin, aucun détail n’a été fourni publiquement que ce soit par rapport au nombre d’offres déposées officiellement à la date de clôture de vendredi dernier et encore moins quant à la fourchette des Financial Bids individuellement pour Apollo Bramwell, Courts et Iframac. « Ces détails, en particulier les conditions formulées dans les Bids, sont gardés confidentiels vu des négociations serrées prévues avec les éventuels repreneurs en vue d’obtenir le meilleur deal possible dans chacun des cas. Nous voulons conserver toutes les chances pour la signature du meilleur accord possible que ce soit sur le plan de la Realisable Value des entreprises et aussi en ce qui concerne la préservation des emplois dans chacune d’elle », faisait-on comprendre à la presse à l’ouverture des offres pour justifier la démarche adoptée.
Dans un premier temps, les Special Administrators de BAI CO (Mtius) Ltd et les représentants d’EY Mauritius sous la supervision de la FSC ont dressé une liste de Preferred Bidders en prenant en compte les propositions financières et le plan de redéploiement du personnel que ce soit chez Apollo-Bramwell avec 850 employés, dont le responsable, Swadeck Taher (avec des salaires de plus de Rs 850 000 par mois), Iframac et Courts.
À partir de cette liste prioritaire déterminée avec un Average Weightage plus conséquent en faveur de la préservation des emplois, vu que les autorités veulent préserver le maximum d’emplois, les premières discussions devaient être ouvertes avec les Preferred Bidders on top of the list en vue de mettre au point les derniers détails. La partie officielle n’a pas voulu se prononcer sur un calendrier et un deadline spécifiques pour cette étape de consultations.
« Nous voulons boucler le choix des repreneurs dans les meilleurs délais », a-t-on répondu officiellement. Néanmoins, les quelque 1 500 employés de ces trois entreprises de l’empire écroulé de Dawood Rawat devront prendre au moins leur mal en patience pour encore une nouvelle semaine. Même scénario pour les fournisseurs de Courts.
Si sur le front de la sauvegarde des emplois la position semble être catégorique – sauver le maximum possible dans la conjoncture – au sujet des recettes envisagées, la situation semble être différente. « Il ne faut occulter le fait que le clan Rawat a laissé derrière des Loss-Making Entities avec des Liabilities majeures. À titre d’exemple, Iframac a des arriérés de paiements de Rs 185 millions auprès de Mercedes-Benz et une somme aussi semblable auprès de Mitsubishi. Tout cela pèsera lourd dans la balance », fait-on comprendre dans la conjoncture.
« Nous avons pris des dispositions pour assurer un recouvrement maximal car il y a le financement des Commitments portant sur des milliards de roupies au titre du Super Cash Back Gold ou encore de la Bramer Assets Management Ltd », lâche-t-on en guise de conclusion.