Suyesh Kumar Sumaroo, Diane Nuteau et Gajadhursing Harbilass sont les gagnants du JCI Mauritius Creative Young Entrepreneur Award

Pour sa première participation au concours national organisé par la Jeune Chambre Internationale (JCI), Diane Nuteau a été sacrée gagnante du Young Creative Entrepreneur Award. La remise de prix a eu lieu samedi à l’Hacienda Plaza, à Pereybère. Cette jeune entrepreneure, qui dirige Diane Nuteau Communications Specialist, encadre les entrepreneurs à Maurice à travers son programme taillé sur mesure. Ayant remporté ce concours, elle souhaite continuer dans sa voie afin de permettre aux entrepreneurs d’être « la meilleure version d’eux-mêmes » et ainsi participer à la croissance économique du pays.

« C’est la première fois que je participe à ce concours et le but est de créer un concept qui s’appelle le Creative Brainstorming. C’est une session durant laquelle je travaille sur une stratégie avec l’entrepreneur et où il y a un Strategic Alignment. Le procédé est inspiré d’une méthode scandinave et je souhaite la tester à Maurice. Et ayant fait cela, je dois me prouver si cela marchera. Quand on est entrepreneur, nous avons souvent la tête dans le guidon. J’aime bien accompagner les entrepreneurs et réfléchir sur leurs stratégies avec eux afin de les emmener à voir plus loin », explique Diane Nuteau après la réception de son prix. Étant elle-même entrepreneure, elle avance toutefois n’avoir « personne qui pourrait m’aider à sortir la tête du guidon et à voir plus loin ». Elle précise que participer à cette compétition lui a donné l’occasion de rencontrer et de partager avec d’autres experts dans différents domaines pour savoir si elle est sur la bonne voie.

Le projet de Diane Nuteau, qui s’intitule “Creative Brainstorming” a pour but, dit-elle, d’avoir un œil externe sur ce qu’elle fait. « C’est quelque chose de nouveau », souligne-t-elle. Ayant remporté ce prix, Diane Nuteau considère que c’est « une réussite » dans la mesure où elle doit continuer à foncer. « Le service que je donne, c’est ce que j’ai créé. Et avoir une reconnaissance pour cela démontre que ce service tient la route et qu’il y a de l’avenir », dit-elle. Face à une demande croissante de l’emploi, l’entrepreneure demande aux jeunes de moins de 35 ans de commencer un business et de ne pas avoir peur. « Quand on travaille pour soi, l’entrepreneur porte de nombreux chapeaux et ne sait pas s’il est sur la bonne voie ou non. On se remet constamment en question. On a aussi des doutes et on a besoin d’être épaulé et il faut redoubler d’effort à chaque fois. C’est difficile d’être entrepreneur au départ mais si on a la passion et si nous croyons dans notre mission, nous allons lutter pour réussir », dit-elle. Et d’ajouter : « Même si l’entrepreneur ne réussit pas, il doit au moins affirmer avoir tout donné. Nous avons deux choix, soit on donne tout de nous-mêmes soit on relâche. »

Être entrepreneur n’est pas une tâche facile pour Diane Nuteau. « Avoir des clients qui vous font confiance demande du temps. Et le temps passe et on ne gagne pas de salaire. Il faut aller vite mais pas trop, être entouré et commencer sur des bases solides », explique-t-elle.

Le concours de JCI dont le titre est “To vizion se lavenir nou pei” ne se focalise pas sur les profits mais plutôt sur la contribution des entreprises qui ont participé dans la société. Pour Diane Nuteau, c’est offrir à un entrepreneur qui ne connaît rien en business. « On réfléchit sur des méthodes qui existent déjà et je les accompagne et les aide pour avoir une vision plus large sur leurs projets. Je leur montre ce qu’est une stratégie et comment l’appliquer à leur situation actuelle », dit-elle.

Pour que ses sessions soient différentes des autres, Diane Nuteau avance que personne n’apporte son téléphone; pas de laptops pour mieux se concentrer sur le travail à accomplir. « Mes sessions favorisent l’engagement entre les collègues, la motivation, la réflexion et l’échange. Si on réussit à entendre et à réfléchir, on a déjà fait un pas en avant », dit-elle. Diane Nuteau ajoute favoriser l’échange entre les employés et la direction car, pour elle, « ce n’est pas uniquement le directeur qui peut réfléchir mais également les autres ». Par rapport à son service, elle dit avoir rencontré des coachs qui lui ont appris ce qu’est le VAK (Visual, Auditory, Kinesthetic). « Mes sessions sont visuelles, auditives et interactives. Il y a des jeux et des étapes d’évaluation sur ce qu’on discute », indique-t-elle. Outre gérer une compagnie, Diane Nuteau est également comédienne. « C’est une de mes passions », dit-elle, même si cela n’a aucun lien avec la communication.

Ce concours a aussi honoré deux autres gagnants, à savoir Suyesh Kumar Sumaroo de Codevigor Ltd, qui a remporté le 2e prix, et Harbilass Gajadhursing de SmartLogic, qui gagné le 3e prix. Pour la 5e édition de ce concours, ils étaient 17 nominés et 10 finalistes. Selon Roumesh Oomah, président de la JCI, le but principal de ce concours est « de récompenser la créativité des jeunes entrepreneurs et de soutenir le développement de nouvelles entreprises ».