La République de Maurice a déjà commencé le processus de ratification de l’amendement de Kigali, relatif à la réduction graduelle de la production et de la consommation des hydrofluorocarbones (HFC), substances appauvrissant la couche d’ozone. Un atelier a lieu avec ceux des secteurs de la réfrigération et de la climatisation pour les permettre de mieux comprendre la pertinence de cet amendement.
« Maurice a complété l’année dernière son “Ozone Depleting Substances Alternative Survey” (un inventaire de l’utilisation des substances appauvrissant la couche d’ozone). Et ce, afin de pouvoir élaborer une feuille de route appropriée dans notre processus d’éliminer les HFC ». C’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Environnement, Etienne Sinatambou. Il intervenait la semaine dernière à l’Intercontinental Hotel, Balaclava, à l’ouverture d’un atelier sur cet amendement sous le Protocole de Montréal, dans le cadre de la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone, célébrée le 16 septembre.
« On m’a informé que jusqu’ici, seules six parties — à savoir le Mali, la Fédération des États de la Micronésie, les îles Marshall, le Rwanda, Palau et la Norvège — ont ratifié l’amendement de Kigali. Il nous faut poursuivre et accélérer nos efforts afin de pouvoir ratifier le plus tôt possible cet amendement relatif à la réduction graduelle de la production et de la consommation des HFC », a insisté le ministre. Il a rappelé que 2017 marque le trentième anniversaire du Protocole de Montréal sur la protection de la couche d’ozone. Cette fine couche de gaz situé entre 15 et 30 kilomètres au-dessus de la Terre protège les organismes vivants des effets nocifs du rayonnement ultraviolet B du soleil.
« Signé en 1987 et ratifié à ce jour par l’ensemble des pays du monde, ce protocole a permis, grâce à l’action concertée de la communauté internationale, de fixer au niveau international des objectifs chiffrés de la réduction et/ou de l’élimination de substances chimiques qui appauvrissent la couche d’ozone, limitant ainsi l’ampleur du réchauffement global de la planète. De même, le protocole a permis une restauration progressive de la couche d’ozone, évitant des millions de cas de cancer de la peau, causé par les rayons ultraviolets B du soleil », a précisé le ministre.
En octobre 2016, les parties au Protocole de Montréal ont adopté l’amendement de Kigali, qui vise à éliminer progressivement la production et la consommation des HFC et des HCFC (hydrochlorofluorocarbones), qui contribuent au réchauffement climatique. Dans ce contexte, Etienne Sinatambou s’est félicité des avancées de la République dans l’élimination complète des CFC (chlorofluorocarbures), autre menace à la couche d’ozone, depuis 2005. Il a de plus relevé la mise en oeuvre du plan d’élimination des HCFC à travers l’Hydrochlorofluorocarbons Phase-Out Management Plan, depuis 2011. La formation des douaniers pour lutter contre l’importation illégale de substances appauvrissant la couche d’ozone, et celle des techniciens dans l’utilisation et le maniement d’hydrocarbures ont aussi été évoquées. De même que l’installation d’un Carbon Dioxide Cascadre System à l’Université des Mascareignes, à Camp-Levieux, Rose-Hill.
« Maurice était parmi les quatre pays, aux côtés de la Namibie, du Ghana et du Kenya, à avoir participé l’année dernière à Green Cooling Africa Initiatives visant à leur permettre de disposer des outils nécessaires pour un changement transformationnel dans les secteurs de la réfrigération et de la climatisation. Cet atelier va permettre de mieux comprendre la pertinence de l’amendement de Kigali pour une meilleure contribution de notre part aux efforts de la communauté internationale pour préserver la couche d’ozone », a lancé le ministre à la trentaine de participants venant des secteurs de la réfrigération et de la climatisation.
L’atelier bénéficie de l’expertise du Dr Gilbert Bankobeza, Legal and Compliance Officer du Secrétariat de l’Ozone du Programme des Nations unies pour l’Environnement.