Cela fait sept ans que Roy Ramchurn se bat pour qu’une partie de Cremation Road, à Palma, qui donne accès au petit morcellement où il habite, soit asphaltée. Quand il pleut, c’est dans la boue que les habitants doivent patauger pour rentrer chez eux. Un véritable calvaire, déplorent-ils. Excédés, ils ont récemment déposé une pétition en pleine séance du conseil municipal de Quatre-Bornes.
« Nous ne savons plus vers qui nous tourner ! Nous avons frappé à la porte de tous les maires qui se sont succédé ces 10 dernières années, en vain », déplore Roy Ramchurn, qui se fait le porte-parole de la dizaine de familles habitant dans un petit morcellement de la Cremation Road à Palma.
« Si la route principale de notre morcellement est asphaltée, la Cremation Road, depuis le crématorium de Palma jusqu’à nous, ne l’est pas », déplore ce sexagénaire désormais à la retraite. « Nous avons frappé à toutes les portes, pris contact avec tous les maires et les députés qui se sont succédé. Notre légitime requête est tombée dans des oreilles sourdes », s’indigne-t-il.
Leur dernière démarche, ils l’ont faite lors de la dernière séance du conseil municipal de Quatre-Bornes. Un coup d’éclat qui a suscité l’intervention de la police. Accompagné de Stephen Bongarçon, un autre résident du morcellement, Roy Ramchurn a interpellé de vive voix et en pleine séance la maire de Quatre-Bornes, Rooma Meetoo. « Cela fait des années que nous essayons de nous faire entendre des autorités municipales, madame », a expliqué Roy Ramchurn quand la police est intervenue. La présidente de la séance lui a alors fait comprendre qu’il ne peut poser des questions de vive voix, mais que la loi l’autorise à déposer ses doléances, sous forme écrite, en fin de séance.
À l’item « Pétitions » et « Doléances du public », Roy Ramchurn a alors remis à la maire de Quatre-Bornes, une pétition des résidents du morcellement réclamant l’asphaltage de leur route d’accès.
Dans leur pétition, les résidents du morcellement Cremation Lane affirment que la route d’accès qui mène chez eux a toujours été en terre et bosselée. « Elle est bordée de buissons de plus d’un mètre », écrivent-ils.
« Pas plus tard que la semaine dernière, un de nos voisins a été cambriolé », s’insurge Roy Ramchurn dans une déclaration au Mauricien, qui l’a visité hier.
« Entre voisins, on s’entraide souvent, on met un peu de terre et de gravats pour atténuer les bosses. Mais à la moindre averse, tout est lavé et le chemin devient pire. Ce qui rend le chemin boueux et très mauvais pour nos voitures et même pour les piétons », déplorent les pétitionnaires.
« J’ai une école de danse et cela cause énormément de problèmes à mes élèves et à leurs parents qui viennent chez moi en voiture ou à pied », s’indigne pour sa part Stephen Bongarçon.
« Presque toutes les familles qui habitent ici ont une voiture et je peux vous assurer que nous dépensons beaucoup et régulièrement pour la réparation du système de suspension et pour les amortisseurs », se plaint Roy Ramchurn au Mauricien.
Notre interlocuteur raconte qu’on a failli une fois commencer à asphalter cette route. « Après maintes démarches, une préposée de la municipalité m’avait téléphoné m’annonçant la bonne nouvelle : la municipalité allait lancer les appels d’offres pour l’asphaltage de cette route. Mais le lendemain, elle me rappelle pour m’informer que la municipalité a décidé de suspendre le tout, parce que la Wastewater Management Authority allait commencer sur cette route l’installation du système du tout à l’égout. Chose qui a été faite il y a presqu’une année déjà, et nous attendons toujours de voir notre route d’accès réasphaltée », lance Roy Ramchurn.
« Ce que je ne comprends pas, c’est comment est-ce que le promoteur de ce morcellement a-t-il pu avoir le permis nécessaire, alors qu’il n’avait pas encore eu de route d’accès asphaltée », s’interroge notre interlocuteur.
Lors de la dernière séance du conseil, quand Roy Ramchurn lui a remis la pétition, la maire de la Ville des Fleurs a remis cette dernière au Chief Executive, M. Manna, lui enjoignant de faire le nécessaire. « Je ne vais croire aux promesses que quand je verrai qu’on commence à asphalter notre route d’accès », ironise Roy Ramchurn.