Dans la cour de la maison familiale à Baie-du-Tombeau, Pascal Li examine “ses arbres”. Tout autour de lui croissent paisiblement des bougainvilliers, des houx, des poiriers… Sauf que cet homme de 38 ans fait figure de Gulliver à côté de ses “arbres”, qui sont en réalité des bonsaïs. Entre son entreprise “Green plants” et son activité de moniteur de plongée à temps partiel pour les hôtels, Pascal consacre du temps à l’entretien de ces « représentations miniatures de paysages naturels ».
La maison est encerclée de bonsaïs : les arbuscules ornent des étagères, des bassins, une vieille voiture blanche désaffectée, il n’est pas jusqu’aux niches de ses chiens qui ne soient décorées de ces plantes. On trouve ici des houx aux feuilles exiguës, là, brillent au soleil, des poiriers, des ficus, des orangines, des mandariniers, des Golden Duranta etCarmona Micophylla, et les fruits de cythère, si petits soient-ils, donnent envie de les croquer à pleines dents, ou plutôt à petites bouchées si c’était faisable.
Chaque arbre nain croît dans son pot, rond ou rectangulaire. Des érables qui produisent des fleurs rouges et autres représentations miniatures de paysages naturels complètent sa collection. « Je possède environ 5 000 bonsaïs», nous dit fièrement Pascal Li que nous retrouvons un mardi après-midi chez ses parents à Baie-du-Tombeau, entourés de ses innombrables chiens. En attendant qu’il ouvre son magasin de bonsaïs, les clients viennent à deux endroits où Pascal Li cultive ses plantes : à Pointe-aux-Canonniers où il vit et à Baie-du-Tombeau chez ses parents.