L’homme d’affaires Michel de Ravel de l’Argentière, accusé d’attouchements sexuels et d’attentat à la pudeur sur huit fillettes en 1998, a comparu devant la Cour intermédiaire ce matin. Par le biais de son homme de loi, il avait demandé l’arrêt du procès intenté à son encontre pour abus de procédures. Les débats sur cette motion ont toutefois été renvoyés puisque la défense a objecté à la production en Cour d’un affidavit logé par les victimes.
Michel de Ravel de l’Argentière, un habitant de Rivière-Noire de 55 ans, est poursuivi sous une charge d’ « attempt upon chastity upon a child of less than 12 and ors ». Dans sa demande pour l’arrêt des procédures, logée lors d’une précédente audience, son homme de loi, Me Siddartha Hawoldar, avait soutenu que son client « ne bénéficie pas d’un procès équitable ».
Cet argument se fonde sur le nombre d’années écoulées depuis l’arrestation de Michel de Ravel de l’Argentière jusqu’au jour où les charges ont été logées contre lui devant la Cour intermédiaire. Me Siddartha Hawoldar avait indiqué que ce laps de temps a causé un stress du côté de son client. D’autre part, l’homme de loi avait soutenu que le libellé de l’information pour les accusations logées contre Michel de Ravel de l’Argentière « n’est pas clair ».
Alors que les débats sur cette motion devaient être menés ce matin, Me Hawoldar a soutenu qu’il objecte à ce qu’un affidavit logé par les victimes soit produit en Cour. La magistrate Wendy Rangan a dû, de ce fait, ajourner l’audience pour le 9 février afin que les différents partis débattent du sujet.
Pour rappel, Michel de Ravel de l’Argentière a été arrêté le 29 juin 2012 suite à de graves allégations d’attouchements sexuels et d’attentats à la pudeur portées contre lui au Central CID. L’homme d’affaires avait fini par passer aux aveux lors de ses interrogatoires, après avoir été confronté aux plaintes rapportées à la police. Les victimes l’accusent d’avoir commis des attouchements sur elles alors qu’elles avaient entre 4 et 6 ans. Ces dernières sont les enfants de ses amis qui venaient passer le week-end chez lui, à Rivière-Noire. Les victimes sont représentées par Me Yanilla Moonshiram. La poursuite est représentée par Me Roshan Santokhee.