Johnson Roussety, leader du Front Patriotique Rodriguais (FPR), voulait tenir un meeting public ce samedi 21 juin à la MCB Square, Port-Mathurin, entre 10 et 18 heures. Mais dans une lettre en date du 17 juin, la Commission de l’Environnement l’a informé que sa demande était refusée. En fait, la décision aurait dû avoir été prise par le défendeur No 2, qui est l’Island Chief Executive (ICE). Johnson Roussety a de fait saisi la Cour d’une plainte dans le but de contester le refus de la commission. Appelés devant le juge en chambre hier, les défendeurs sont assignés à comparaître le 25 juin prochain.
Johnson Roussety est le plaignant, alors que la plainte est dirigée contre le commissaire de police (défendeur No 1) et contre la Rodrigues Regional Assembly (défendeur No 2). De son côté, agissant en tant que porte-parole du FPR, c’est Joseph Rujobert François qui a juré l’affidavit soutenant la plainte. Elle a été rédigée par Me Manoj Appadoo, avoué, alors que Me Chetan Baboolall a été engagé par le plaignant.
Joseph Rujobert François déclare qu’il est membre fondateur du FPR et que, dans une lettre en date du 11 juin, le leader du FRP a écrit aux deux défendeurs pour leur demander l’autorisation de tenir un meeting public à l’endroit susmentionné. Comme indiqué plus haut, la réponse est venue de la Commission de l’Environnement.
Le FRP, indique Joseph R. François, a pour but, en tenant ce meeting, de faire état de plusieurs sujets concernant Rodrigues. Est également prévu un programme musical et récréatif. Il précise que son parti a mobilisé tous ses partisans afin que le rassemblement soit un succès. Le choix de la MCB Square, est-il précisé, a été fait en raison des facilités disponibles, comme sa proximité avec la gare routière de Baie-des-Lascars, et de la fourniture électrique.
De plus, il soutient que c’est au défendeur No 1 d’informer le plaignant qu’il objecte à la tenue du meeting, et ce comme le prévoit la section 4 (sous-section 2) de la Public Gathering Act. Il ajoute que, jusqu’ici, le CP n’a rien signalé à M. Roussety, ce qui implique qu’il y a une approbation tacite.
« I aver and verily believe that the decision of Respondent No 2 is arbitrary in nature, wrong, unfair, disproportionate in as much as it is blatantly against the freedom of movement, of expression, of speech and association as guaranteed by the Constitution. » L’affidavit considère aussi que la décision de la Commission de l’Environnement est de nature politique.