Ros kari, ros lave, baba ros kari, mortie, pilon, sandriye, vaz… Autant d’objets taillés à partir de morceaux de pierre. C’est à l’ombre d’un mur, sur la route longeant l’église Notre-Dame des Anges à Mahébourg, que Peter Paul s’adonne à cet art. Un héritage légué par son grand-père.
Dans la cour, à côté d’une modeste maisonnette, un amas de débris. En se rapprochant, on réalise que ce sont plusieurs morceaux de pierre que Peter Paul récupère un peu partout, surtout lorsque l’occasion se présente : “Ros pe vinn deplizanpli rar. Fode ena enn konstriksion, lerla kapav gagn inpe ros. Ena fwa dimounn mem vinn donn mwa bann debri, lerla mo sey trase ar sa.”
Cet habitant de Mahébourg découvre le métier de tailleur de pierre à l’âge de huit ans, grâce à son grand-père, Michel Paul. À force de “get get li travay”, il finit par s’y intéresser. Il ne tarde pas à apprendre tous les rudiments du métier. Un art qui requiert dextérité, précision, assurance. Et surtout beaucoup de patience.