AVINASH RAMESSUR

– Les professions autorégulées par des « councils » en tous genres. Autant mettre des péripatéticiennes comme professeures dans un collège de jeunes filles de bonne éducation !

– Mettre une antithèse de la gouvernance (bonne serait un superlatif hors d’atteinte dans un milieu de gopias) comme responsable de la Bonne gouvernance. Fallait le faire !

– Dans la même veine, mettre comme ministre des personnages sortis tout droit d’un film Bollywood minable des années 90 avec les mêmes idées préconçues sur les privilèges féodaux attachés au poste. Merci pour le cinéma gratuit mais de mauvais goût !

– Un leader maximo qui se permet de traiter de nul tout adversaire sans se demander pourquoi, électoralement, il chemine d’échec en échec. Bienvenue au club !

– S’affirmer défenseur des pauvres parce qu’on est né pauvre alors qu’on a passé son temps à enrichir les déjà très riches quand on détenait les rênes du pouvoir. Heureusement que le ridicule ne tue pas, sinon le gopia aurait eu sa place à côté du dodo dans un musée !

– Corser un problème par de mauvaises prises de décision et faire écrouler un empire sans considération pour les dégâts collatéraux et enrichir toute une suite de vautours venus se remplir la panse sur le cadavre car après tout le peuple est là pour casquer. Venir ensuite, la gueule enfarinée, s’autoproclamer sauveur et défenseur des lésés sur des ondes bienveillantes. Le gopia a la mémoire plus courte que celle d’un goldfish.

– Ériger l’impétuosité en vertu (pena kata kata zot dir) ou comment justifier son imprévoyance. Gouverner, c’est prévoir, mais le gopia ne se soucie pas de tels détails, voyons!

– Être simultanément ministre et expert oculaire pour déterminer la blancheur de l’argent. Les Américains ont Spiderman, nous, nous avons Gopiaman !

– Spéculer avec l’argent d’autrui ou comment se faire de l’or gratuitement et venir faire la morale au peuple sur la nécessité de faire des sacrifices et de travailler dur. Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais et tant pis si mes crimes sont étalés au grand jour !

– Maintenir en poste des personnages qui ont failli honteusement à leurs responsabilités directes ou indirectes comme l’évanouissement de paquets de substances illicites dans le sacro-saint coffre des forces de maintien de l’ordre. Ou comment éduquer nos enfants qu’être gopia n’est pas une tare ! (limité à ce pays bien évidemment)

– Se prétendre le parangon de l’action quand on a permis à des malpropres d’exercer de hautes fonctions dans la sphère publique avec la sempiternelle rengaine : innocent jusqu’à trouvé coupable… Certains continuent d’ailleurs. Autant donner les clés de la banque centrale à des voleurs de grand chemin professionnels, mais non-trouvés coupables !

– Après Satanas, Rambo et Lucky Luke, quel autre guignol, pardon, quel autre illustre personnage de bande dessinée élira comme PM ce peuple éclairé ? Le choix est vaste pourvu que le peuple s’amuse, tant pis pour son progrès !

– Informer les gredins suffisamment en avance que les billets de banque vont changer. C’est une question de bonne manière, il ne fallait surtout pas les brusquer pour écouler leurs stocks de billets matelas, mais enfin ! Modi a fait des émules ici, mais dans le sens inverse avec le pur style gopia local !

– Dire tout et le contraire de tout afin de satisfaire toutes les sangsues accrochées à ses basques. Ou faire du tiède en prétendant qu’il s’agit du chaud sans se soucier réellement de l’intérêt du pays. Après moi, le déluge !

– Se faire acclamer quand on clame que l’argent liquide massif, se trouvant dans son coffre, relève de donations, même quand il s’agit de billets verts neufs issus de la banque fédérale américaine. Le gopia est comme le raisin, il pousse en grappe !

– Ériger le mensonge en vertu pour justifier des actions qui humilient le pays aux yeux du monde, non-dupe cependant, au lieu de s’attaquer à la vraie cause des problèmes. Le (la) gopia est rarement doté(e) de réelles capacités nécessaires au poste qu’il (elle) occupe, un indice : méfiez-vous comme de la peste de ceux qui clament haut et fort leurs compétences !

– Avoir des actions à géométrie variable ou/et à temps variable pour des causes similaires. La variable d’ajustement étant la nature de la relation entre celui qui décide et celui qui enfreint. Comment expliquer/justifier les procès et les enquêtes qui traînent en longueur ? Pas besoin d’expliquer, le gopia n’est pas avide du besoin de rendre des comptes, c’est son avantage !

– Ériger l’argent en valeur suprême avec pour conséquence l’érosion de vraies valeurs, celles qui donnent à une nation sa grandeur : éducation (la vraie), progression de la connaissance, du savoir-faire et du savoir-être, humilité, intégrité, solidarité, citoyenneté, sens du devoir, abnégation, mérite,  équité, égalité, etc… Résultat des courses : nous avons mis les gopias comme maîtres du pays en ayant fait abstraction de la moralité (souvenir, souvenir !) et ce n’est pas demain que cela changera. Alléluia!