Auparavant, les téléphones étaient en bois. Les fers à repasser étaient chauffés sur du charbon, le pétrole éclairait les maisons, les épices s’écrasaient à la main, la bros koko faisait briller les sols et les réveils à ressort veillaient sur le temps.
Les années ont passé. Le progrès a rendu les outils d’hier désuets et obsolètes. Mais le souvenir demeure. Pas simplement chez les nostalgiques. Le devoir de s’en rappeler appartient à chacun. Ne serait-ce que pour savoir vers quel avenir avancer. C’est dans cette optique que les membres du Cercle des Artistes Photographes (CAP) ont retrouvé des objets d’antan pour les immortaliser.
Si ti ena labouss… est ainsi devenu le thème du Salon d’Août 2012 du CAP. Une quarantaine de photos est actuellement en exposition au Barkly Wharf du Caudan Waterfront. Comme pour rappeler que les objets photographiés renferment en leurs âmes des histoires entières qui content les périodes vécues et les souvenirs associés.
Dépoussiéré, nettoyé, lustré, chaque élément est présenté sous un bel éclairage blanc qui fait ressortir les détails et leur beauté. Le fond reste neutre pour ne pas dévier l’attention.
Quinze photographes exposent en ce moment ce passé recomposé.