Après un rétrécissement il y a dix ans, la plage publique de Flic-en-Flac sera prochainement agrandie. De sources sûres, Week-End apprend que les discussions ont été entamées depuis quelques semaines déjà au niveau du ministère des Terres et du Logement en vue de déclarer à nouveau – public – un terrain de 1, 40 arpents à Flic-en-Flac. Le morceau de plage concerné se situe juste avant l’hôtel Pearle Beach, en allant vers La Pirogue. L’objectif : accorder plus d’espace aux pique-niqueurs. Pour rappel, un mouvement de contestation a vu le jour depuis quelques mois, déplorant le rétrécissement de nos plages publiques et leur accaparement pour des projets commerciaux et personnels au profit des petits copains.
Selon nos informations, plusieurs réunions ont déjà eu lieu afin qu’un terrain d’un arpents et 40 perches, situé entre l’hôtel Pearle Beach et Flic-en-Flac, soit à nouveau ouvert au public. Ce, alors qu’en 2002 cette même parcelle de terrain avait été déproclamée par le ministère et loué à bail à certains promoteurs. Il a été alors question de l’agrandissement de l’hôtel Pearle Beach et de la construction d’un centre nautique ainsi qu’un restaurant. Si l’hôtel Pearle Beach a effectivement procédé à un agrandissement, ni le centre nautique, ni le restaurant n’ont vu le jour jusqu’ici. Selon nos informations, les critères relatifs à l’allocation de bail n’ayant pas été respectés, d’où la décision du ministère des Terres et du Logement de reprendre le terrain aux locataires, ce, après avoir obtenu gain de cause à la suite d’un procès intenté par l’un des promoteurs. Après ces développements, ce terrain, désormais libre, redeviendra public prochainement.
En effet, confronté au problème de développement sauvage sur nos plages et un problème de relogement des Beach Traders qui ont envahi, avec la bénédiction de la Beach Authority (BA), les plages publiques, dont Flic-en-Flac, le ministère des Terres et du Logement prend des mesures pour rectifier le tir et accorder plus d’espaces aux pique-niqueurs. Il y a trois semaines, le ministre Abu Kasenally, irrité face aux projets de la BA, dont les permis alloués aux Beach Traders pour l’installation à tout-va de structures quasi-permanentes sur les plages publiques, et effectivement son constat du rétrécissement des plages publiques, a signifié son intention « de mettre de l’ordre ». Il avait commencé par Flic-en-Flac, en servant une Notice to Squat aux Beach Traders. Cependant, les Beach Traders disposant de permis en bonne et due forme de la Beach Authority, le ministère a été contraint de faire marche arrière, le temps de trouver une solution à ce problème de développement sauvage sur les plages autour de l’île.
Week-End apprend ainsi que les discussions ont été initiées en vue de proclamer cette parcelle de terrain, d’une superfice de deux terrain de foot, plage publique, à Flic-en-Flac. Ce bout de plage sera également aménagé de facilités, dont les toilettes et douches, ainsi que de lampadaires et bancs, pour que les pique-niqueurs puissent en profiter. Dans le même élan, le ministère des Terres et du Logement compte appuyer sur le projet du ministère du Tourisme, Blue Flag, synonyme de bonne utilisation et gestion de la zone côtière, incluant la qualité de l’eau, l’éducation environnementale et l’éducation, la gestion de l’environnement et la sécurité sur nos plages, pour reloger les Beach Traders. Le but étant, qu’avec l’accréditation Blue Flag, il existe également une harmonisation des Beach Traders, sur nos plages.