Une cinquantaine d’élèves du collège Cosmopolitan ont procédé dimanche dernier au nettoyage de leur village dans le but d’inculquer cette bonne habitude aux villageois. Samedi, ce sont des jeunes filles de Pointe-des-Lascars qui ont ramassé les ordures jetées, ça et là, dans le village, dans le cadre d’une campagne de nettoyage organisée par les forces vives de Plaine-des-Papayes.
Sept ans se sont écoulés depuis que le village avait été nettoyé par les membres des forces vives de la localité. Une poubelle avait aussi été remise à chaque famille. « Nous avons assumé notre part de responsabilité en ce qu’il s’agit de l’environnement de notre village car si demain le chikungunya prolifère dans notre village, on accusera le gouvernement », a soutenu le président des forces vives, Dharmarajen Shibcharan.
Intervenant lors de la remise de plantes médicinales et de poubelles à quelques familles de la localité, le ministre de l’Environnement, Deva Virahsawmy, a dit que le monde entier est affecté par le changement climatique. « Aucun pays n’est épargné, même pas les grands où sévissent inondations et tremblements de terre », a-t-il déclaré, avant de leur rappeler les inondations du 30 mars dernier à Maurice. De ce fait, a-t-il ajouté, le gouvernement a pris d’importantes mesures dans le but d’améliorer la qualité de vie de la population. « Rien que dans la circonscription n° 7, environ Rs 200 millions sont investies dans la construction de drains afin de protéger la population contre les inondations. » M. Virahsawmy a ajouté : « On ne sait pas où les grosses pluies vont tomber. Beaucoup de pluies tombent en peu de temps maintenant et dans un seul endroit. Comme ça été le cas à Port-Louis où une partie de la capitale a été inondée en l’espace de deux heures seulement. »
Le ministre a exhorté les habitants de Plaine-des-Papayes à ne pas utiliser de sacs en plastique et de garder leur village propre. Il leur a aussi parlé du projet Maurice île Durable Fund (MIDF), lancé hier, consistant à offrir un composteur domestique d’une capacité de 220 litres à toutes les familles mauriciennes. Ce projet a pour but d’aider les collectivités locales à réduire de manière significative la quantité de déchets organiques dans le pays.
Selon le MIDF, chaque famille mauricienne produit entre 400 et 600 kg de déchets organiques annuellement. Tous ces déchets, dont au moins 60 % sont des matières organiques compostables, ont des conséquences économiques et environnementales. En réduisant les déchets organiques, cela vise à valoriser cette ressource en limitant l’impact sur le changement climatique, dont la réduction des émissions en CO2 et en méthane, et en maîtrisant les coûts de la collecte et de traitement. Trois à quatre mois suffisent aux matières organiques pour être transformées en compost qui est recueilli et utilisé dans le potager ou au pied des arbres et d’autres plantes et des fleurs, apportant ainsi au sol les éléments nutritifs dont ils ont besoin.