Un élève de l’école coranique Dar-ul-Uloom Majlis-e-Raza, située à Plaine-des-Papayes, a été brûlé au visage et à la main alors qu’il était en compagnie de deux de ses camarades de classe qui jouaient avec un produit inflammable, vendredi dernier, à la mi-journée, à l’arrière du bâtiment abritant cette école. Le maulana Afzal Rossaye, principal de l’école, explique que c’est un accident et que l’école est prête à aider cet enfant pour ses soins. Mais le père de l’enfant, Cader Hassan, crie à l’indiscipline dans cet établissement.
C’est aux alentours de 12 h 20 que cet accident s’est produit alors que tous ceux qui étaient dans le bâtiment — prof et élèves — se préparaient à se rendre à la mosquée du coin pour la prière du vendredi. Le maulana Afzal Rossaye qui sortait de son bureau, dit avoir entendu des bruits venant de l’arrière du bâtiment « dife, dife ». En même temps, il a vu des élèves transportant un des leurs vers le bureau. « J’ai pris connaissance de ce qui s’est produit à peine quelques secondes plus tard », dit-il. Il déclare avoir transporté l’enfant à l’hôpital du Nord immédiatement et avoir alerté ses parents un peu plus tard, soit un peu après 13 h. « C’est un accident. Nous ne gardons aucun produit inflammable dans le bâtiment. On ne sait d’où les élèves l’ont obtenu », dit-il. Le maulana indique aussi que ses élèves sont libres de se promener dans la rue après les heures de classe. « Nous ne pouvons, donc, savoir, qui a apporté ce produit sur place et d’où les élèves ont obtenu des allumettes », fait-il ressortir. Il dit avoir compris, à partir des témoignages des élèves, que l’un d’eux a voulu mettre le feu à des ordures et en ce faisant, la bouteille contenant le produit inflammable a pris feu et cet élève, dans un moment de panique, s’est débarrassé du contenant qui, malheureusement, a atterri sur le visage de son camarade de classe. La jeune victime a été transportée à l’hôpital et admise à l’hôpital Victoria, Candos. « Nous déplorons cet accident. Nous comprenons la souffrance de l’enfant et des parents. Nous attendons que ces derniers viennent nous voir pour discuter de la façon dont nous pouvons les aider à faire face à cette situation », déclare le maulana Rossaye. Et d’ajouter : « Nous prions pour que l’enfant retrouve sa santé », tout en faisant ressortir qu’on ne peut surveiller les élèves 24 h sur 24.
Pour sa part, le père de l’enfant, Cader Hassan, un habitant de Grande-Retraite, donne la même version de cet accident, sauf qu’il estime que c’est le manque de discipline à l’école qui a provoqué cet accident. « Si ti ena disiplinn, zame pa ti pou ariv sa », déplore-t-il. Son fils a été admis à cette école coranique il y a à peine un mois, après avoir failli à tous ses examens dans une école secondaire de Lallmatie. « J’ai compris qu’il ne pouvait suivre la filière académique. C’est la raison pour laquelle je l’ai inscrit dans cette école coranique », explique le père de l’enfant. Selon lui, son fils va mieux maintenant.