L’avoué Kaviraj Bokhoree est catégorique : les plaintes constitutionnelles logées en Cour suprême, et contestant la passation de pouvoir entre sir Anerood Jugnauth et Pravind Jugnauth, « doivent être traitées avec sévérité, car l’avenir du pays en tant que démocratie dépend de ces affaires ». C’était lors d’un point de presse animé hier à son étude, au rez-de-chaussée de la St-James Court. Il a par ailleurs fait un rappel de l’affaire Sunkai, qui a fait de nombreuses victimes, déplorant le fait que les autorités « ont toléré cela en octroyant des licences alors que des personnes ont travaillé dur, à la sueur de leur front, pour cet argent ».
L’avoué Kaviraj Bokhoree a passé en revue les affaires dans lesquelles il a été sollicité, dont la plainte logée par Me Neelkanth Dulloo pour contester la carte d’identité biométrique, la troisième plainte après celles de Pravind Jugnauth et du Dr Rajah Madhewoo. Dans le cas de Me Dulloo, Kaviraj Bokhoree déplore le fait que le procès n’est pas « in shape », lançant de ce fait un appel au Premier ministre pour étendre la date de validation de l’ancienne carte d’identité jusqu’à ce qu’une décision finale soit prise dans cette affaire.
Commentant le droit des officiers de police à se syndiquer, Kaviraj Bokhoree soutient « qu’il doit y avoir un seul syndicat pour la force policière afin que tous soient unis », rappelant que trois forces syndicales ont été formées. Il souhaite ainsi un référendum pour un unique syndicat au sein de la force policière.
Au sujet du Ponzi Scheme Whitedot, l’avoué a lancé un appel au commissaire de police pour obtenir l’aide d’Interpol afin d’enquêter sur le dénommé Arun Mossudee qui, « selon mo bann ranseignma inn pran  Rs 800 miyon linn alle ». Et de déplorer le rôle de la FSC, « kinn donn lisans e kinn autoriz sa bann kontra-la e kinn enkouraz sa », demandant de fait au gouvernement de mettre en place un « treasury bill pou aste tou dett dan ponzi apre poursuiv bann koupab avec la machinerie légale en vigueur ». Abordant le dossier du Super Cash Back Gold (SCBG), l’avoué s’est cette fois adressé à Roshi Badhain « pou zwin nou lekip legal e amen so lapor pou ki tou dimounn gagn 100% zot kass ». Kaviraj Bokhoree devait par ailleurs s’insurger contre les nouveaux amendements à la Prevention of Terrorism Act (POTA), qu’il qualifie de « dangereux pour toutes les communautés du pays » et « qui n’a pas sa place dans un État respectueux de la Constitution ».
Abordant le cas d’Iqbal Toofany, décédé en cellule policière en mars 2015, il a fait part de l’importance d’un « screening » pour évaluer un officier de police avant qu’il ne s’engage dans les forces de l’ordre. Sur les plaintes constitutionnelles logées contre le Premier ministre Pravind Jugnauth et le ministre mentor, sir Anerood Jugnauth, l’avoué soutient que « si Pravind Jugnauth perd devant le Privy Council, li vinn ene affront a la demokrasi parski linn pass par linposs pou vinn Premie minis ».