La Platform Travayer Transport CNT, par le biais de son porte-parole Reeaz Chuttoo, a souligné l’importance de rencontrer le ministre des Infrastructures publiques Nando Bodha « de toute urgence » pour discuter de la situation au sein de la Compagnie Nationale de Transport (CNT), laquelle serait « plus que déplorable ». Une rencontre devrait avoir lieu avec le ministre la semaine prochaine, même si le principal intéressé n’a pas encore précisé de date.
Reeaz Chuttoo, porte-parole de la Platform Travayer Transport CNT, a rencontré la presse mercredi afin de faire état des « soucis » que connaîtrait la CNT depuis plus d’un an déjà. Souhaitant rencontrer le ministre Nando Bodha afin de discuter de solutions éventuelles au niveau des droits des employés, surtout depuis l’entrée en vigueur du nouveau Remuneration Order, le syndicaliste déplore cependant le « manque de communication » avec le ministre. Le regroupement syndical – composé de la Transport Industry Workers Union (TIWU), de la National Transport Corporation Employees Union (NTCEU) et de la Transport Corporation Employees Union (TCEU) – déplore les « pratiques du management » de la CNT, évoquant notamment l’exclusion des exercices de promotion pour ceux ayant écopé d’un avertissement. Reeaz Chuttoo explique : « Selon la loi, l’avertissement en question est levé au bout de trois mois si d’autres incidents ne sont intervenus. Ces employés méritent amplement la possibilité d’être promus. »
Hamrag Roy, président de la TIWU, déclare pour sa part que, depuis avril dernier, tous les employés de la CNT auraient dû avoir reçu leurs nouveaux uniformes et chaussures de service, mais en vain. Et de noter dans le même souffle que des contraventions sont dressées par les Traffic Officers aux employés pour non-port de l’uniforme.
Les syndicalistes déplorent également une mauvaise gérance du budget en ce qu’il s’agit de l’entretien des autobus de marque Nissan. Hamrag Roy explique que les fonds générés par les employés de la CNT « par leur dur labeur » seraient « mal utilisés ». Et de prendre pour exemple que la compagnie ne fait pas appel à ses propres mécaniciens, « pourtant aptes à faire le travail de “servicing” » et préfère se tourner vers une entreprise privée, laquelle réclame « au moins Rs 16 000 par autobus ». Enfin, Hamrag Roy a également exprimé ses « craintes » vis-à-vis du plan de restructuration qui sera mis en place au niveau de la CNT, les détails, dit-il, n’ayant pas encore été communiqués.