Pendant que les rafales de pluie s’abattaient presque toute la journée sur certaines parties de l’île et provoquant par là-même de graves accumulations d’eau dans des passages bien fréquentés, des parents, craignant pour la sécurité de leurs enfants, étaient mécontents de la décision du ministère de l’Éducation d’avoir ouvert les écoles. Par mesure de sécurité, trois collèges privés ont arrêté les classes aux alentours de 13 h et ont informé la PSSA de leur décision.
Des adultes ne cachaient pas leur colère hier après-midi à la vue des rues complètement inondées à hauteur de plusieurs centimètres et par lesquelles devaient traverser leurs enfants pour rentrer à la maison. « La météo avait prévenu qu’il y aurait de fortes pluies. Gete kouma delo pe ale, lari finn vinn larivier e nepli trouve kot trotoir ete… Pa ti bizin ouver lekol azordi ! » lâche, en colère, une jeune maman du Sud qui allait chercher sa fille à l’école vers 13 h. Plusieurs parents abondent dans la même direction. Si des officiers au ministère de l’Éducation admettent que le pays a été copieusement arrosé hier, ils soulignent que la météo n’avait pas émis d’avis de pluies torrentielles sur toute l’île.
« Dès que la météo émet un communiqué de pluies torrentielles générales, le ministre prend la responsabilité et annonce la fermeture des écoles. Mais dans le cas de fortes pluies sur certaines régions spécifiques, le ministre délègue ses pouvoirs aux chefs d’établissements pour prendre les mesures qui s’imposent en évaluant la situation au cas par cas. Mais le responsable de l’école doit informer le ministère de ses décisions », a expliqué hier après-midi au Mauricien Lindsay Despois, directeur par intérim pour le secondaire. Ce dernier ajoute qu’il existe un protocole établi par le ministère depuis deux ans concernant les procédures à suivre au niveau de l’école en cas de mauvais temps et de tout autre problème qui pourrait surgir et mettre à risque la sécurité des enfants. « Nous avons remis ce document à tous les chefs d’établissement et nous faisons un rappel à ce sujet en début d’année lors des préparatifs pour la rentrée scolaire. Si un Head Master du primaire ou un recteur du secondaire avait estimé aujourd’hui (Ndlr : hier) qu’il fallait arrêter les classes, il avait donc le pouvoir de prendre cette décision », affirme Lindsay Despois. Mais, précise ce dernier, « arrêter les classes » ne veut pas nécessairement dire renvoyer immédiatement les enfants chez eux pendant les averses. « Cela veut dire mettre les enfants à l’abri. Et le chef d’établissement peut demander au ministère d’informer les parents par le biais d’un communiqué à travers les radios. Il doit y avoir une communication entre l’école et le “zone directorate” », précise Lindsay Despois.
Pour sa part, la PSSA confirme que trois collèges seulement, en l’occurrence deux à Rose-Belle et un à Bambous-Virieux, ont pris la décision d’arrêter les cours vers 13 h hier tandis que les écoles du gouvernement, selon le ministère, ont terminé les classes à l’heure habituelle.