Un homme traduit devant le tribunal de Port-Louis Sud a été acquitté par la Senior District Magistrate Ida Dhookony-Ramburn, siégeant en Cour de district de la capitale. Il était poursuivi pour « Larceny on public road » et « Possession of articles obtained by means of a crime », sous les sections 40, 301 (1) and 305 (1) (e) du code pénal.
Selon le dossier de l’accusation, les délits allégués auraient été commis le 16 février 2011. L’accusé avait plaidé non coupable.
Aux dires du témoin principal, une femme qui s’est présentée comme étant la victime du vol, ce jour-là, l’accusé et un complice roulaient à motocyclette, que pilotait ce dernier, le long de l’avenue Orchidée, à Terrasson, Pointe-aux-Sables. La femme, elle, marchait. Arrivée à sa hauteur, l’accusé lui a arraché les chaînes en or qu’elle portait. Le témoin a indiqué qu’il a reconnu l’accusé parce que celui-ci avait enlevé son casque à demi et qu’elle a également vu qu’il avait une dent dorée. La femme a aussi dit que l’accusé l’aurait agressée après lui avoir volé ses chaînes.
L’accusé a nié les charges retenues contre lui. Sa défense repose sur l’erreur d’identification commise par la victime, qui s’est basée uniquement sur une dent. « I find that the evidence identifying the accused is actually not accurate and reliable. The accused was identified by witness 4 only because of his tooth. In the different defence statements of the accused, reference is made both of gold and platinum to describe the tooth », fait remarquer la Senior Magistrate.
Elle tient compte également qu’un autre témoin a fait remarquer qu’il n’a pas fait la différence entre une dent en or et une en or et platine.
En ce qui concerne l’autre argument soulevé par la victime, à l’effet que l’accusé avait son casque posé à demi sur la tête, tout en admettant qu’elle n’avait pas vu l’accusé auparavant, la magistrate affirme qu’il y a des risques que la femme se soit trompée cette fois également. C’est d’autant plus possible puisqu’il n’y a eu aucune parade d’identification.
La magistrate Dhookony-Ramurrun conclut donc qu’étant donné « the quality of evidence on record is
such that it would in fact be unsafe to rely on same. Furthermore, in the absence of any other evidence to corroborate the complainant’s (ndlr : la victime) version, I find that the evidence led by the prosecution fell short of the required standard and I accordingly dismiss the case against the accused ».