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Une manifestation des éleveurs de porcs dans les rues de Port-Louis n’est pas à écarter si le gouvernement n’intervient pas pour régler leurs problèmes.

C’est ce qu’ont affirmé les dirigeants de la Mauritius Pig Marketing Cooperative Federation (MPMCF) mercredi.
Selon le secrétaire de la MPMCF, Rajakrishna Pachamoothoo, le gouvernement « doit mettre à exécution au plus vite les requêtes des éleveurs » de porcs de Saint-Martin et de Bassin Requin. « Nos requêtes étaient axées pour la réorganisation de ce secteur sur des bases solides par le gouvernement. Si ce secteur n’est pas organisé, nous n’allons pas pouvoir nous en sortir.

Les sociétés coopératives ont accumulé des dettes en termes de redevances auprès du Central Electricity Board et de la Central Water Authority, ce qui témoigne d’une incapacité chronique à régler les redevances. Les éleveurs n’arrivent pas à joindre les deux bouts à la fin du mois », dit-il.

« Il faudra attendre au moins 7 à 8 mois avant de pouvoir vendre nos animaux. Le porc traite le “swill feed” et fait gagner au gouvernement des millions chaque mois en économies », dit-il. Il souhaite ainsi que le gouvernement aide les éleveurs de porcs pour payer les redevances, d’autant que l’eau produite par l’électricité à Saint-Martin « coûte très cher ». D’où sa question : « Comment faire payer les redevances à tous ces petits éleveurs qui n’ont pas les moyens et qui doivent prendre le bus pour se rendre sur leurs lieux d’élevage ? »

« Nous demandons au gouvernement, et plus particulièrement au ministère des Finances, de nous aider à rayer nos dettes auprès de la CWA et du CEB. Soit Rs 257 068 à la CWA et le CEB, Rs 78 803 comme surcharges. Le “land lease fee”, lui, est de Rs 242 638,69 auprès de la Mauritius Housing and Lands », a-t-il souligné. Les autres dirigeants de cette société de coopérative, notamment Claude David, Jocelyn Samoisy et Michael Marguerite, ont, eux, parlé de la nécessité de régler les problèmes liés à la phase 2 de Saint-Martin. Sous l’ancien régime, une somme de Rs 80 millions avait été arrêtée pour apporter une solution, disent-ils.

Selon eux, les éleveurs de porcs ne sont pas d’accord avec les démarches entreprises par la Mauritius Meat Authority pour la vente d’animaux. Ils réclament par ailleurs une salle de découpage. Se référant aux facilités accordées aux planteurs de canne en termes de “grant in aid”, ils estiment que les éleveurs de porcs doivent être traités sur le même pied d’égalité. Et de réclamer enfin du gouvernement des subsides pour l’achat de médicaments et de nourriture.