Plus d’un millier de marchands ambulants ont été invités à la signature de contrat à partir de ce lundi à la municipalité de Port-Louis. Cet exercice, qui durera jusqu’au 14 novembre, a été défini selon le système rotatif établi par un tirage au sort au Mauritius Turf Club. Le Front Commun des Marchands Ambulants, contestant les mesures préconisées par la municipalité, attend pour sa part la proposition d’Hervé Aimée, ministre des Administrations régionales, qui a promis une solution « où tout le monde sortira gagnant » d’ici le début de la semaine prochaine.
Les sites de relogement, précisément à la Gare Victoria (Ex-CWA Building) et à la Gare du Nord (Immigration square), sont « prêts », selon les cadres de la municipalité de Port-Louis (MPL). Ils accueilleront les premiers marchands ambulants le 16 novembre prochain. Bien que la MPL n’ait pas encore reçu d’enveloppe destinée à la mise en place de « light structures », Aslam Hossenally, le Lord-Maire, compte inviter les colporteurs à s’y installer avec leurs propres structures. En retour, ces derniers n’auront pas à s’acquitter d’un « fee » opérationnel durant les trois prochain mois. Dans cette optique, la signature des contrats est prévue à partir de ce lundi 11 novembre, et ce jusqu’au 14 novembre. Quelque 1 532 personnes ont été invitées pour cet exercice, lequel se déroulera en présence de Jean-François Dorestan, Chief Executive, et d’Aslam Hossenally.
Les marchands ambulants ont d’ailleurs été invités à cette signature selon le système de rotation prévu, tel que défini par un tirage au sort, qui a eu lieu en septembre. Les premiers à signer seront ceux qui travailleront sur le premier shift (4 jours sur 7) à la Gare Victoria, suivi de ceux qui y opéreront durant la première semaine trois jours sur sept. Exercice similaire prévu pour la Gare du Nord.
Le flou règne toutefois dans la communauté des marchands ambulants. Manifestant leur désaccord la semaine dernière devant la MPL, ces derniers ont, dans la même journée, rencontré le ministre des Administrations régionales. Hervé Aimée leur a promis à cette occasion qu’il trouvera une solution « où tout le monde sera gagnant ». Le Front Commun des Marchands Ambulants (FCMA) conteste principalement la liste finale des colporteurs retenue par la MPL. Hyder Raman, porte-parole des marchands, rappelle que les sites de relogement ont principalement été créés pour les marchands ambulants de la capitale. Alors que le FCMA estime qu’ils sont 1 100 à opérer dans la capitale, la MPL soutient pour sa part que, selon « ses critères », quelque 1 532 personnes pourront être relogées sur les sites. « Nous refusons de nous serrer la ceinture pour les ‘petits copains’. Nous souhaitons travailler sept jours sur sept sur les sites de relogement dans des conditions adéquates », affirme Hyder Raman. Le ministre Aimée leur a assuré qu’une solution serait trouvée avant la signature des contrats.