Des travaux sont actuellement en cours à Canal Dayot, durement touché pendant les inondations meurtrières du 30 mars. Selon la NDU, le canal fait l’objet d’un élargissement afin que pendant les périodes pluvieuses, l’eau soit mieux canalisée vers la mer pour éviter d’inonder les habitations des environs.
Le va-et-vient de camions fait partie du paysage à Canal Dayot depuis le début d’avril. La présence de ces engins fait suite à la décision de la National Development Unit (NDU) d’effectuer des travaux d’élargissement du canal. La pelleteuse n’en finit pas de creuser alors que les camions s’occupent de déverser plus loin la terre et les pierres enlevées. Selon les techniciens sur place, certaines voix se sont élevées lorsque les travaux ont commencé. “Certains habitants nous reprochaient d’empiéter sur leur terrain. Mais après discussion avec les responsables, nous sommes parvenus à une entente.”
Élargissements.
Selon Hurrydeo Bohlah, Project Coordinator de la NDU, ces travaux vont permettre au canal de retrouver son aspect originel. “Je ne sais pas pour quelles raisons le canal a été rétréci par le passé et a été obstrué par des arbres, par exemple. Nous allons le remettre dans son état originel afin qu’il joue son rôle dans l’acheminement de l’eau vers la mer.” Il souligne qu’une étude a été réalisée avant la mise en oeuvre du chantier.
Hurrydeo Bohlah précise que, dans un deuxième temps, le pont de Canal Dayot sera élargi et que des canaux seront construits dans le village, selon les recommandations des ingénieurs. Ces travaux pourraient durer entre quatre et six mois. Un aménagement paysager sera effectué; des arbustes seront plantés pour créer un espace vert.
Craintes.
Certains habitants émettent pourtant des réserves sur ces travaux. Madame Collette, l’une des victimes des inondations du 30 mars, craint qu’ils aggravent la situation. “Nou anvi kone si sa bann travo la pa pou fer sitiasion la vinn pli grav. Monn tann dir ki pou fer sipa komie larivier pou vinn zwenn sannla la. Nou pa anvi reviv mem epizod ki lot fwa la kot nounn perdi tou et nou pann dormi enn nwit telma nou ti pe per.”
Ces craintes sont compréhensibles dans la mesure où ces personnes ont vécu un véritable traumatisme pendant les inondations. Elles sont dues au manque de communication entre les parties concernées au sujet des travaux effectués.