La Government Services Employees Association (GSEA) souhaite que le prochain rapport du PRB soit publié en août. Selon le président Radhakrishna Sadien, cela donnera suffisamment de temps aux fonctionnaires d’étudier les conditions de service avant de signer les option forms. De même, le syndicat souhaite que la Public Service Commission conserve « jalousement ses prérogatives » concernant le recrutement dans la fonction publique. Un appel est aussi lancé au gouvernement pour maintenir le Welfare State, en dépit des pressions des institutions internationales.
Un délai d’un mois au minimum pour prendre connaissance des conditions de service avant de signer l’option form. C’est la proposition de la GSEA au bureau du PRB et au gouvernement dans le cadre du rapport 2015. Idéalement, celui-ci devrait être présenté vers le mois d’août, soutient Radhakrishna Sadien. Il explique que « souvent, les fonctionnaires signent leur option form pour pouvoir bénéficier de leur augmentation de salaire, mais ne connaissent pas les conditions qui y sont attachées. Dans certains cas, ce n’est que bien après qu’ils ont appris qu’il y avait des contraintes ».
De même, poursuit-il, il n’y a pas de nouvelle option form après la publication du rapport de l’Errors, Omissions and Anomalies (EOA) Committee. « Une fois qu’on a signé pour le PRB, on accepte les conditions de l’EOA. C’est pour cela qu’il faut que le PRB s’assure qu’il n’y a pas d’anomalie. »
Ces propositions ont été soumises au bureau du PRB dans le cadre des consultations du rapport 2015. Le syndicat se dit également en faveur d’un salaire minimum. Il plaide pour un salaire décent et la réduction de l’écart entre les General Workers et les hauts fonctionnaires. De même, la GSEA estime que la PSC doit garder « jalousement ses prérogatives » concernant le recrutement dans la fonction publique.
Par ailleurs, la GSEA soumettra aussi son mémoire concernant le budget 2015. À ce sujet, Radhakrishna Sadien avance que le gouvernement doit tout faire pour maintenir l’État providence et ne pas « céder à la tentation d’écouter la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ».
Le syndicaliste estime que si le pays a progressé c’est grâce au Welfare State et au « dévouement des fonctionnaires malgré ce qu’on dit ». C’est pour cela qu’il a fait un appel au secrétaire financier pour « donner les moyens nécessaires aux différents ministères afin qu’ils puissent bien faire leur travail ». De même, il estime que la fonction publique doit se renouveler. « En dix ans, le personnel a diminué de 50 %. Aux Infrastructures publiques, par exemple, le plus jeune travailleur manuel a 57 ans ».
Il appelle aussi à débloquer les fonds nécessaires pour permettre à l’école de la fonction publique de commencer les formations.