Le collectif Aret Kokin Nu Laplaz a lancé la semaine dernière, au centre CARES, Moka, son site internet (www.aknl.net) et en a profité pour faire appel à la générosité des Mauriciens, soucieux de la préservation des côtes, pour financer ses diverses activités. Les principaux animateurs du collectif demandent à la population de participer activement à l’inventaire des sites sensibles du littoral menacés par le développement « sauvage ».
« Le collectif Aret Kokin Nu Laplaz a besoin du soutien financier et de la collaboration active des Mauriciens de bonne volonté, soucieux de préserver les côtes, dans sa mission de promouvoir le développement et la gestion durables des plages et autres parties du littoral de Maurice », a expliqué un des animateurs du collectif et membre de l’ONG EcoSud, David Sauvage. Il était entouré de Yan Hookoomsing, Veena Bolah, Yan Jacob, Hervé Sénèque et Soobash Hurree, entre autres.
David Sauvage a souligné la nécessité de cet appel à la générosité des Mauriciens pour le collectif afin de soutenir sa campagne de sensibilisation, de financer ses démarches légales et scientifiques. « Nos compagnes de sensibilisation visent à alerter l’opinion publique sur les enjeux, les risques et les alternatives du développement sauvage. Nou pa kapav fer enn devlopman zis pou nou zenerasion ek apre nou bril pei-la nou pa less narien pou bann zenerasion ki vinn apre nou », a-t-il expliqué.
De même, a poursuivi l’intervenant, le collectif a besoin de ressources financières pour mener à bien ses nombreuses démarches auprès des cours de justice pour dénoncer des atteintes à l’environnement.
La levée de fonds à laquelle le collectif invite les Mauriciens à contribuer aidera également, dit David Sauvage, à financer des expéditions scientifiques afin d’approfondir les recherches.
« Les dons seront gérés en toute transparence par EcoSud et l’identité des bienfaiteurs dont les dons dépasseraient Rs 25 000 sera rendue publique ». Les dons peuvent être faits par virement bancaire au compte A/c 000443848653 de l’agence MCB de Mahébourg.
Outre son site internet, le collectif AKNL utilise également d’autres médias : facebook/aretkokinnulaplaz, et youtube/aretkokinnulaplaz. « Nous appelons la population à participer à l’inventaire des sites sensibles du littoral menacés par le développement sauvage en nous envoyant des études, des images, des vidéos, et autres kits pédagogiques par nos réseaux sociaux ».
Yan Hookoomsing a fait pour sa part un rappel chronologique de la lutte du collectif AKNL contre le projet hôtelier Le Chaland Resort, à La Cambuse. Il a annoncé l’intention du collectif de faire appel, auprès de l’Environment and Land Use Tribunal, de la décision du Conseil de district de Grand-Port de donner un Building and Land User Permit au groupe Currimjee Jeewanjee pour son projet hôtelier. « Nous envisageons même de loger une injonction en Cour suprême contre cette décision ».
L’activiste écologiste a affirmé que le collectif AKNL est en faveur de l’application du Inter-Coastal Zone Management (ICZM) contenu dans la Environment Protection Act (2002). « Nous ne sommes pas contre le développement. Mais nous sommes pour une vision cohérente à long terme du développement des zones côtières afin que les générations qui viendront après nous, puissent elles aussi connaître les joies de la mer, quelle que soit leur situation socio-économique », dit-il.