Intervenant ce matin à la conférence du Board of Investment (BOI) à Balaclava sur le Private Equity 2012, le ministre des Affaires étrangères et du Commerce international, Arvin Boolell, a fait ressortir que l’Afrique est reconnue comme la nouvelle frontière économique, même si les risques sur ce continent apparaissent plus sérieux qu’ailleurs dans le monde. « Les grandes opportunités et bénéfices sur ce continent attirent toujours les investisseurs », a-t-il dit.
M. Boolell a évoqué plusieurs raisons solides pour démontrer la confiance grandissante dans ce continent, principalement la croissance du Produit intérieur brut (PIB) qui a tourné en moyenne autour de 6% annuellement entre 2001 et 2008 et une prévision de 4,5% pour 2012-13. De plus, sept des dix fastest growing economies au monde durant les cinq prochaines années seront en Afrique.
« Les risques d’une crise plus profonde en Europe et dans l’économie mondiale auront surement un impact sur l’Afrique, mais le taux de croissance de son PIB restera au-dessus de la moyenne mondiale », a estimé le ministre.
Selon M. Boolell, l’Afrique a très bien fait face à la crise financière globale et continue à montrer une résilience remarquable. « C’est un continent d’un milliard de personnes avec une population urbaine qui s’agrandit davantage et une main-d’oeuvre jeune. Dans certains pays, la moitié ou plus de la population est âgée de moins de 25 ans. » Il a poursuivi pour dire que la classe moyenne s’agrandit également et de nouveaux consommateurs émergent dans ces pays. L’initiative tripartite pour promouvoir le commerce parmi les 26 pays du COMESA, de la SADC et ceux de l’EAC va encourager davantage d’investissements dans des marchés plus intégrés. S’agissant de l’Accord intérim de partenariat économique (APE) conclu avec l’Union européenne, le ministre a dit espérer que l’accord final soit signé en 2016.
Le ministre a fait ressortir que Maurice joue un rôle important dans la canalisation efficace des fonds vers le continent. « Notre régime d’investissement favorable et notre cadre légal et régulateur ont facilité notre émergence en tant qu’un centre financier offshore et un moteur en Afrique », ajoutant que « sommes conscients que les perspectives économiques futures de Maurice sont liées inextricablement au sort du continent. »
M. Boolell a, à ce stade, rappelé que de nombreuses compagnies mauriciennes sont installées en Afrique, soit au Mozambique, à Madagascar, en Tanzanie, en Côte-d’Ivoire, aux Seychelles, au Mali et au Maroc et bientôt au Ghana, où Maurice s’est embarquée dans le développement de zones économiques spéciales.