Les derniers préparatifs pour le procès devant les Assises des meurtriers présumés Avinash Treebhoowon et Sandeep Moneea, accusés du meurtre avec préméditation de la jeune Irlandaise Michaela Harte McAreavey ont été bouclés en ce début de mois. Le procès sera appelé formellement le 22 mai prochain et la Cour suprême a déjà réservé deux semaines d’audience De Die in Diem pour entendre ce procès, qui sera d’un intérêt particulier pour la presse irlandaise.
Toutefois, le projet en vue d’assurer un live coverage à la télévision du déroulement de ce procès de meurtre commis le 10 janvier 2011 dans la chambre 1025 au Legends Hotel de Grand-Gaube pourrait être abandonné. C’est ce que Le Mauricien a appris de sources judiciaires autorisées. Les consultations préliminaires entre les principales parties concernées n’ont pas permis d’assurer la diffusion de ce procès en direct à la télévision.
L’idée de ce live coverage devant les Assises avait été évoquée par l’Attorney General Me Yatin Varma, sujette à l’accord de toutes les parties impliqués dans cette affaire. À ce jour, aucune des parties concernées n’a voulu s’aventurer pour confirmer ou infirmer ce développement ou encore faire des commentaires sur la nature des problèmes rencontrés.
Entre-temps, les hommes de loi du Director of Public Prosecution’s Office et les avocats des deux suspects, dont Mes Rama Valayden, Ravi Rutnah et Sanjeev Teeluckdharry, ont participé en fin de semaine dernière à une réunion de travail sous l’égide de la Cour suprême. Les deux parties ont pu s’assurer que les demandes de documents ou autres détails réclamés par la défense lors du procès ont été honorées.
À ce stade, la liste des témoins du ministère Public, qui comprend 22 personnes, pourrait être amendée pour en inclure huit autres, soit une trentaine au total, dont l’époux de la victime, John McAreavey, qui fera le déplacement à Maurice. De son côté, la défense prévoit d’assigner au moins sept témoins.
Avinash Treebhoowon et Sanjeev Teeluckdharry ont été déférés devant les Assises par le DPP au début de décembre de l’année dernière après avoir établi qu’il existe un Prima Facie Case contre eux. Précédemment, la magistrate Maryse Panglose-Cala avait présidé une enquête préliminaire sur ce meurtre au tribunal de Mapou.