« Le programme gouvernemental couvre beaucoup de secteurs d’activités. Il est très ambitieux et la Mauritius Employers Federation apportera tout son appui à sa réalisation », a déclaré Vincent d’Arifat, président de l’association patronale.
S’exprimant sur le projet de 15 000 emplois par an, Vincent d’Arifat estime que c’est un objectif qui nécessitera un effort conséquent pour sa concrétisation. Le patronat, a-t-il poursuivi, accueille favorablement la proposition d’extension du Youth Employment Programme à deux ans. « C’est une bonne chose », a-t-il dit, ajoutant, cependant, qu’il faut également revoir les lois du travail.
« Le pays a besoin de textes de loi avant-gardistes et qui favorisent son développement économique », a-t-il souligné. Le président de la MEF a observé que le pays doit investir dans le développement de ses infrastructures et estime que le secteur du transport, entre autres, mérite une attention particulière surtout si l’on veut encourager la mobilité de la main-d’oeuvre.
Dans un autre ordre d’idées, Vincent d’Arifat se dit favorable au projet de développement portuaire et de l’intégration de ce secteur dans la stratégie d’expansion économique orientée vers la région. « Il est important que Port-Louis devienne le port d’éclatement de la région », a déclaré le président de la MEF qui note avec satisfaction le développement des activités de ravitaillement des navires à Port-Louis.
Commentant, par ailleurs, la décision du gouvernement d’offrir des repas chauds à tous les élèves du primaire, Vincent d’Arifat considère qu’une telle mesure va non seulement avoir un impact social mais peut aussi stimuler la production locale si l’on veut bien faire meilleur usage des produits locaux pour la préparation des repas. « Imaginons que l’on décide d’offrir deux repas à base de poisson aux enfants chaque semaine, l’impact sur le secteur de la pêche à Maurice sera non négligeable. Du yaourt proposé tous les jours aux élèves pourrait aussi booster la production de lait localement.
Pour ce qui est de la proposition de fixation d’un « minimum wage », le président de la MEF est d’avis qu’une telle mesure fonctionnera à condition qu’on « enlève » tous les Remuneration Orders qui, selon lui, n’auront plus leur raison d’être.