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– Les évaluations en Communication Skills et en ICT Skills pour les candidats concernés durant les prochaines vacances scolaires

Les parents d’élèves se trouvant en Grade 7 – Extended Stream (ceux ayant échoué aux examens de PSAC l’an dernier) ont été encouragés par les autorités à inscrire leurs enfants aux prochains examens de fin d’études primaires afin de leur donner une deuxième chance de décrocher ce diplôme. Or, le ministère de l’Éducation n’a prévu, à l’intention de ces enfants ayant déjà de grosses faiblesses au plan académique, aucun cours de rattrapage, ni de programme d’accompagnement particulier au collège pour les préparer à ces prochains examens de PSAC. « C’est triste de faire croire à ces enfants et à leurs parents qu’ils pourront décrocher le PSAC sans préparation », disent des chefs d’établissements.

Les collèges privés sont en présence d’une circulaire du Mauritius Examinations Syndicate (MES) transmise par la Private Secondary Education Authority (PSEA), leur demandant d’informer leurs candidats aux prochains examens de PSAC de la période de la tenue des “assessment” pour deux “Non-core subjects”, à savoir “Communication Skills” (22 juillet au 26 juillet) et “ICT skills” (29 juillet au 2 août). Les candidats de l’Extended Stream seront informés plus tard par le MES du lieu de ces épreuves.

Des chefs d’établissements du secondaire et des enseignants de l’Extended Stream dont remarquer que la grande majorité des élèves de ce niveau ont de « grosses difficultés » à entrer dans le programme d’études au secondaire car n’ayant pas acquis les bases de l’écriture, de la lecture et du calcul. Ils soulignent que les classes du secondaire « ne sont pas concernées » par le programme d’études du PSAC et qu’il n’y a eu « aucune directive » des autorités aux écoles pour une préparation des élèves aux prochains examens du PSAC.

Ils soulignent que c’est le ministère qui leur a demandé de donner aux parents les fiches d’inscription pour les candidatures. « Ce n’est pas tout de leur donner une deuxième chance. Il était du devoir du ministère de leur donner les moyens nécessaires pour atteindre cet objectif », disent-ils. Ils sont catégoriques : « Il était du devoir et de la responsabilité des autorités d’élaborer un programme de rattrapage comme il se doit à l’intention de cette catégorie de candidats car le programme de PSAC requiert un encadrement et un suivi spécifique. Nos enseignants ne sont pas formés pour ce curriculum. » Les recteurs des collèges ajoutent que le ministère est « parfaitement au courant du niveau très faible » de ces enfants. « Il ne faut pas induire les parents en erreur », disent-ils.

Au niveau du ministère, on affirme que la question n’a « jamais été d’encourager », mais de « simplement proposer » aux parents qui le souhaitent d’inscrire leurs enfants à ces examens.