Une motion du conseiller travailliste Guy Troylukho réclamant une « réunion urgente » avec les représentants de la firme Sotravic Ltée, du ministère des Infrastructures publiques et de la Road Development Authority dans le cadre des fouilles pour l’installation du système d’assainissement à Quatre-Bornes – en vue d’un suivi des travaux et des réparations pour les dommages causés aux infrastructures de la ville –, a été adoptée à l’unanimité. C’était hier lors de la toute première réunion du conseil que présidait de nouveau maire de la Ville des Fleurs, Danen Beemadoo.
« Je suppose que la municipalité de Quatre-Bornes (MQB) a dû donner à la firme Sotravic Ltée, au ministère des Infrastructures publiques et à la Road Development Authority (RDA) les autorisations nécessaires pour effectuer des fouilles à travers la ville dans le cadre de l’installation du système du tout-à-l’égout dans la Ville des Fleurs. Il est cependant regrettable de constater que non seulement ces fouilles causent d’innombrables inconvénients aux citadins, mais, pire, il me semble que les responsables administratifs de la MQB n’ont effectué aucun suivi de ces travaux, ce qui a résulté en de très graves dommages causés aux infrastructures de la ville. Je réclame une réunion urgente entre toutes les parties concernées pour que non seulement nous puissions faire un suivi de ces travaux, mais aussi pour que le contracteur puisse réparer les dommages qu’il aura causés ! » a déclaré le conseiller rouge Guy Troylukho lors de la présentation de sa motion.
« Le récent passage du cyclone Bejisa, non loin de nos côtes, le 2 janvier dernier, nous a permis de constater combien ces fouilles ont endommagé nos drains à travers la ville, du centre ville à Palma et de La Louise à Vacoas », s’est indigné le promoteur de la motion.
Pour illustrer ses dires, le conseiller rouge a cité, entre autres, l’accumulation d’eau en plein centre ville, devant la succursale de la banque Barclays – qui éclaboussait les piétons au passage des véhicules –, la boue collée aux murs du stade de Candos et la destruction de l’espace vert à côté de la Résidence Candos. « C’est une honte ! » s’est-il écrié. «  Et par endroits, les drains et autres canalisation sont tellement endommagés qu’ils peuvent être la cause de graves accidents », a-t-il prévenu. « Voilà pourquoi nous exigeons réparations », s’est-il écrié.
Intervenant sur la motion, le conseiller MSM Raj Gaya a dit partagé les préoccupations de son collègue Guy Troylukho. « Cependant, nous ne pouvons faire grand-chose. Le contrat est entre la firme Sotravic Ltée et le ministère des Infrastructures publiques. Mais nous, les conseillers de Quatre-Bornes, n’avons pas notre mot à dire. En outre, il y a un ‘super-mayor’ assis à son bureau à Port-Louis qui peut ultérieurement décider de tout », a-t-il regretté. (NdlR : il se référait aux pouvoirs conférés au ministre des Administrations régionales sous la Local Government Act).
Raj Gaya a néanmoins exprimé son soutien à la motion de Guy Troylukho.
De son côté, le nouvel adjoint au maire, Raza Gunny, a rappelé que le Conseil a plusieurs fois évoqué les problèmes causés aux citadins par ces fouilles à Quatre-Bornes. « Cette question a été soulevée plusieurs fois au Conseil ces derniers temps. Mais nous avons des contraintes, car seuls les contracteurs et le ministère des Infrastructures publiques sont les parties légalement concernées par ces fouilles », a-t-il fait observer. « Ces fouilles sont effectuées dans notre ville sans que nous n’en sachions rien : ni quand ni où elles commencent et se terminent », s’est-il indigné.
Reza Gunny a exprimé, lui aussi, cette idée de réunir les représentants de tous ceux concernés par ces fouilles dans une rencontre élargie pour discuter de la question. Le nouveau maire, Danen Beemandoo, a, de son côté, rappelé qu’il a évoqué ce problème lors de son discours d’intronisation. Il a ensuite annoncé avoir déjà convoqué une réunion avec toutes les parties concernées pour le 16 janvier prochain.
La motion de Guy Troylukho a ensuite été adoptée à l’unanimité.