De Vallée-Pitot la semaine dernière à Montagne-Ory il y a une quinzaine, les glissements de terrain survenus après de fortes averses ne sont que des répétitions, à échelle individuelle, du scénario qu’a connu Maurice il y a une vingtaine d’années à La Butte, entretemps stabilisée grâce à l’expertise japonaise, et dans la région montagneuse de Chitrakoot qui n’a cessé pour sa part d’être une zone menacée. À l’échelle mondiale, des experts du Consortium international sur les glissements de terrain, dont des Universités des Nations unies et de Kyoto, ont averti des effets des changements climatiques sur ce problème, notamment en raison de l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des précipitations, associée à l’accroissement de la population, particulièrement dans les pays en développement. Le Mauricien a interrogé le Dr André Chan Chim Yuk, Ingénieur géotechnique et Chargé de cours à la Faculté d’Ingénierie de l’Université de Maurice sur le phénomène de glissement de terrain à Maurice.
Brièvement, quelles sont les différences entre un glissement de terrain, une coulée de boue et une érosion du sol ?
Glissement de terrain est le terme générique pour désigner le mouvement vers le bas d’une masse de sol ou de fragments de roche, formant une pente sous l’effet de gravité. Une coulée de boue est un type de glissement de terrain qui implique le flux rapide des matériaux formant une pente lorsque ceux-ci sont mélangés à une grande quantité d’eau. Alors que l’érosion est un processus impliquant le détachement et le lavage du sol et des sédiments de roche en surface. Une érosion intense peut éventuellement mener à un glissement de terrain.