Pour essayer de décrypter le feuilleton de l’alliance en train de se conclure entre le PTr et le MMM, nous sommes allés à la rencontre d’un spécialiste de la politique locale. Cela fait plus de 40 ans que Ram Seegobin est un militant politique qui, après avoir quitté le MMM en 1982, a créé Lalit, le seul parti politique mauricien qui a la même idéologie et les mêmes objectifs depuis sa création. Lors de cette interview réalisée vendredi matin, Ram Seegobin partage son analyse de la situation politique actuelle.
Votre longue expérience de la politique mauricienne vous permet-elle de comprendre la situation politique et l’alliance PTr-MMM que l’on dit imminente ?
– Lalit a toujours refusé de suivre les zigzags que Bérenger et Ramgoolam imposent sur l’opinion publique depuis le début de cette année. Les onet off, les macadams, les cassures et les réconciliations médiatiques ne sont que des tactiques. Ces tactiques ont été provoquées par les réactions au sein des deux partis, qui ont pris leurs leaders par surprise. D’un commun accord, ils ont décidé de retarder l’alliance en manipulant leurs instances et l’opinion publique pour faire accepter l’idée de l’alliance, qui va finir par se faire. Nous sommes convaincus que le secteur privé capitaliste et la bourgeoisie d’État soutiennent cette alliance. Que l’élection sera facilement gagnée par l’alliance et qu’il y aura une opposition faible au Parlement.
En annonçant cette victoire facile, vous ne donnez pas raison à Ramgoolam et à Bérenger qui annoncent à qui veut l’entendre un 60-0 ? Ce qui est une insulte à l’électeur mauricien comparé à un suiveur de consignes électorales…
– Cette analyse est basée sur des faits concrets. Cela fait un bout de temps que l’électorat mauricien suit les consignes de vote et le fait parce qu’il croit que cela lui rapportera des gains immédiats. Il ne vote pas pour des idées, pour un programme, mais pour un parti. Lalit pense que l’alliance PTr-MMM remportera les élections assez facilement. Tout simplement parce qu’il n’y a pas une alternative politique à cette alliance, même si le MSM, le PMSD et les autres partis arrivent à se mettre ensemble.
Quel est l’intérêt du secteur privé à souhaiter une alliance PTr-MMM ?
– Il souhaite un gouvernement fort, sans beaucoup d’opposition pour faire face à la crise économique. Le taux de profitabilité commence à baisser, l’industrie sucrière est dans la tourmente, comme l’industrie du tourisme. Le secteur privé veut d’un gouvernement fort qui fera voter des mesures pour rétablir sa profitabilité en s’attaquant au Welfare State. Ce projet, consistant à revoir la santé, l’éducation et le transport gratuit, entre autres, et à privatiser certains corps para-étatiques, bénéficie du soutien du FMI.
Certains des corps para-étatiques ne doivent-ils pas être privatisés pour bien fonctionner ?
– Je ne partage pas votre avis. Les corps para-étatiques doivent gérer certains secteurs stratégiques du pays comme l’eau, l’électricité, entre autres. Je ne crois que ces secteurs seront mieux gérés s’ils le sont sur la base des profits,qui seront financés par des hausses payées par les consommateurs. Au niveau politique, nous sommes en présence de deux leaders pressés de conclure une alliance pour réaliser leurs projets politiques personnels. Ils sont obligés de faire alliance pour réaliser ces projets. Navin Ramgoolam veut être président avec pouvoirs qui va rayonner sur la scène internationale. Paul Bérenger veut devenir Premier ministre pour cinq ans, le plus vite possible. Tous ces éléments poussent vers la conclusion de l’alliance qui ne sera pas affectée par quelques zigzags et autres contretemps.
Comment expliquez-vous le fait que pour conclure cette alliance Paul Bérenger est en train de renier au fur et à mesure tout ce qu’il a pu dire et faire pendant toute sa longue carrière politique ?
– Par le fait que depuis qu’il fait de la politique, Bérenger rêve d’une alliance avec le PTr et il l’a dit et répété. Et ce, depuis les années 1970. Quand il fait alliance avec le MSM, il prend le soin de dire que “this is not my doing”.C’estvrai que, d’une part, Bérenger renie ce qu’il a fait mais, de l’autre, sa stratégie à long terme concernant une alliance avec le PTr n’a pas changé. Il a fait des alliances avec des bouts du PTr, Boodhoo et le PSM, et Bachoo et Teelock, le MTD. S’allier avec le PTr a toujours été un de ses objectifs, un PTr idéalisé de l’époque de Rozemont, de Pandit Sahadeo, Anquetil. Mais ce PTr n’existe plus aujourd’hui.
Mais il aurait pu devenir Premier ministre avec le MSM ! Au début de l’année, les observateurs politiques donnaient le Remake comme favori aux prochaines élections. À tel point que Ramgoolam a tout fait pour casser le Remake…
– Dans ce cas de figure, il n’allait devenir Premier ministre que dans deux ans et demi. Par ailleurs, il n’y avait aucune garantie que le MSM et Anerood Jugnauth allaient respecter la parole donnée, comme cela fut le cas en 2003.
Au niveau du respect de la parole donnée, vous pensez que Navin Ramgoolam est plus honnête qu’Anerood Jugnauth ?
– Non, je ne le pense pas. Navin Ramgoolam est beaucoup plus manoeuvrier et dispose de pas mal de conseillers politiques. Anerood Jugnauth a moins de conseillers et beaucoup plus de convictions qui lui sont profitables à lui, à sa famille et son parti. Ramgoolam opère différemment, ce qui peut représenter un plus gros risque pour Bérenger, qui semble cependant prêt à le prendre.
Admettons que l’alliance avec le PTr est le rêve de Bérenger. Mais comment interpréter le fait que le Bureau politique du MMM accepte la réalisation du rêve du leader sans aucune discussion ?
– Cette situation ne date pas d’hier. Les instances du MMM ne sont plus ce qu’elles ont été dans le passé : un rassemblement d’hommes et d’idées. Aujourd’hui, le MMM est au service de Bérenger, qui a changé la constitution du partipour mieux contrôler les instances. Vous savez qu’il peut coopter à sa guise des personnes au BP et au CC ? Dans les instances du MMM d’aujourd’hui, il y a beaucoup de personnes qui pensent d’abord à leurs intérêts, ensuite à ceux du parti, à son programme et à sa stratégie. Tous les aspects idéologiques du MMM ont disparu par vagues dans les années 1980.
D’ailleurs, Lalit a fait partie d’une de ces vagues…
– Au MMM, tous les débats, remises en questions et contestations de la stratégie étaient faits par des gens qui ont quitté le parti, dont les membres de la tendance qui allait devenir Lalit. C’étaient des gens qui avaient une certaine idéologie et aujourd’hui il ne reste pas grand-chose au niveau idéologique au MMM. Prenons l’exemple dequelqu’un de très influent au MMM d’aujourd’hui : Alan Ganoo. À l’époque, il a été trotskyste, a infiltré Lalit de Klas et le MMMSP, avant de devenir un homme fort du MMM et aujourd’hui, le principal négociateur de l’alliance de son parti avec le PTr. On peut dire qu’Alan Ganoo a une idéologie bien flexible, à géométrie variable même. Parlons d’un autre membre influent du MMM : Steeve Obeegadoo. Au début, il était très critique vis-à-vis du MMM et aujourd’hui, il ne prend aucune position. On ne l’entend plus.
Il semblerait qu’aujourd’hui au MMM, la seule prise de position politique autorisée est de dire oui au leader !
– Vous avez bien résumé la situation.
Si Paul Bérenger entretient la presse chaque semaine des étapes des négociations qui ne sont pas officielles mais avancent quand même, Ramgoolam ne dit pas grand-chose de l’alliance. Est-ce qu’il veut conclure l’alliance ou est-ce qu’il est en train de donner à Bérenger suffisamment de corde pour qu’il se pende politiquement ?
– Je pense que Navin Ramgoolam est condamné à faire alliance avec Bérenger. Ramgoolam est aujourd’hui chef d’un gouvernement avec une seule voix de majorité, soit 35 sur 69. Déjà, cette situation le rend illégitime puisqu’il avait été élu avec le MSM et le PMSD qui ont quitté le gouvernement. Dans cette situation, je ne pense pas que le PTr puisse aller seul aux élections et je ne vois pas le MSM ou le PMSD venir le rejoindre. Par conséquent, Ramgoolam est condamné à faire une alliance avec le MMM de Bérenger, qui se trouve dans lamême situation. Il faut souligner qu’ils sont tous les deux condamnés à faire cette alliance dans une position de faiblesse.
Ils sont dans la situation imaginée par Jean de la Fontaine dans laquelle un scorpion monte sur le dos d’une tortue et la pique parce que c’est sa nature…
– C’est un peu ça, encore qu’on ne sait pas très bien qui est la tortue et qui est le scorpion ! Je vous disais tout à l’heure que Navin Ramgoolam est un manoeuvrier. C’est ce qui explique son silence qu’il rompt de temps en tempspar un mot qui refroidit les ardeurs du MMM. Il prend de la hauteur morale en faisant cela, en laissant croire que c’est Bérenger qui est pressé de conclure l’alliance, pas lui. Lui et son équipe de conseillers maîtrisent la situation. Mais cela étant, Bérenger a quand même réussi quelque chose : affaiblir Ramgoolam. Il l’a fait avec le scandale MedPoint en poussant le MSM à quitter le gouvernement, puis à faire le Remake sans trop y croire, plus tard encore en poussant le PMSD à quitter le gouvernement. Tout ça pour affaiblir Ramgoolam. Depuis janvier, Ramgoolam laisse Bérenger faire ses déclarations qui l’affaiblissent davantage. A chacun son tour !
On croyait que c’était un grand mariage d’amour, mais on dirait que chaque partenaire a son couteau derrière le dos ou sa fiole de poison dans la poche pour son adversaire/partenaire !
– Ils se sont affaiblis mutuellement pour pouvoir enfin contracter la grande alliance dont ils rêvent.
Mais la base travailliste, qui considère que le pouvoir lui appartient,acceptera-t-elle de le partager avec le MMM et que le pays soit dirigé par Bérenger, son ennemi traditionnel, qui a annoncé qu’il mettra de l’ordre partout ?
– En 1982, Bérenger a découvert la force de la bourgeoisie d’État qui a cassé le gouvernement MMM-PSM. Mais cette fois-ci, la bourgeoisie d’État est aux aguets, attend que le MMM soit suffisamment affaibli pour ne pas devenir un partenaire égal au sein de l’alliance…
On entend de plus en plus parler du MMM comme d’unjunior partnerdu PTr…
– Il est évident que la bourgeoisie d’État fera tout — probablement avec l’accord de Ramgoolam — pour affaiblir suffisamment le MMM pour qu’il ne soit plus en position de dominer le prochain gouvernement. On commence à entendre dire que le MMM aura moins 30 tickets, peut-être 27.
Le MMM acceptera-t-il ce deal ?
– Il risque d’arriver un moment où le MMM n’aura pas d’autre choix. Je pense que Navin Ramgoolam retarde et repousse les choses pour que le MMM devienne de plus en plus un junior partner.
Paul Bérenger n’a pas pu ne pas faire la même analyse que vous, Ram Seegobin. Et malgré ça, il pousse pour l’alliance. Faut-il comprendre, comme le sous-entendait Anerood Jugnauth dans Week End, que Bérenger est obligé de faire cette alliance ?
– Ce n’est pas seulement Anerood Jugnauth qui l’a dit, mais aussi Vasant Bunwaree, qui a utilisé le terme laké fer blan.Mais je n’ai aucune information sur ce sujet. J’aimerais souligner que nous nous retrouvons dans une situation assez étrange. La Parlement n’a été ouvert que pendant quelques séances depuis le début de l’année. L’opposition officielle est plus que complaisante vis-à-vis du gouvernement et c’est la presse qui est obligée de faire le travail de l’opposition.
Sir Anerood Jugnauth affirme qu’il n’y aura pas de 60-0 et que, malgré ce que l’on peut dire, l’opposition non officielle est plus forte qu’on ne le pense. Vous ne partagez pas cet avis ?
– Cela dépendra de ce qui se passera entre maintenant et la campagne électorale. Il semble que nous allons vers une alliance MSM-PMSD, mais je me demande si elle pourra développer assez d’énergie pour convaincre les électeurs.
Ne croyez-vous pas que les électeurs sont fatigués des alliances cassées et refaites, deskoz-kozé qui s’éternisent et de ces politiques qui passent leur vie à faire le contraire de ce qu’ils ont promis ? C’est, en tout cas, ce qu’on entend depuis quelques semaines aux quatre coins de Maurice…
– C’est un discours que l’on entend souvent entre deux élections. Beaucoup disent qu’ils sontdégoûtés de la politique et des politiciens et, finalement, 85% des électeurs les plébisciteront. Je pense, valeur du jour, que malgré tout ce que l’on dit, si le PTr et le MMM font alliance, ils vont remporter les élections.
On ne peut rien faire pour empêcher ça ?
– Il faut dénoncer cette alliance et Lalit s’y emploiera. Nous allons surtout dénoncer le projet de IIe République qui, à notre sens, n’a rien de démocratique. Selon Bérenger et Ramgoolam, cette IIe République approfondira la démocratie. Comment peut-on approfondir la démocratie quand on empêche le Parlement de fonctionner ? Ils proposent une réforme électorale qui prévoit que ce soient les leaders des partis qui choisiront certains députés ! C’est ça l’approfondissement de la démocratie ? Ou quand on annonce une IIe République basée sur le partage des pouvoirs entre deux individus ? Ce partage des pouvoirs ne peut être que source de crises permanentes avec un Président qui sera soutenu par la bourgeoisie d’État et un PM soutenu par le secteur privé. Nous avons eu en 2000-05 une alliance à l’israélienne, maintenant nous allons avoir une alliance à la libanaise — sur une base “communale” —, avec ce que cela peut comporter de risques de crises politiques et sociales.
Que pensez-vous de “l’alliance” entre Jocelyn Grégoire et Celh Meah ?
– Dit comme ça, ça me fait rire. Tous les deux ont fait leur malin dans cette affaire. Grégoire a fait un discours un peu à la Marc Antoine dans Jules César. Il s’est présenté comme le défenseur de tous les laissés-pour-compte et a dit que c’était sa communauté. Il a pris deux discours, les a collés ensemble, ce qui donne deux interprétations. Son discours est le même que celui auquel il nous avait habitués, seul l’emballage a changé. Dans son discours défendant lesminorités, il rejoint Celh Meah qui a fait la même chose au Parlement. Pour moi, le rapprochement Grégoire-Meah est assez naturel mais n’a pas d’avenir puisque ne reposant pas sur un projet politique. Il ne suffit pas de dire qu’on protégera les minoritéssans dire comment et contre qui. Le “rapprochement” Grégoire-Meah n’est pas viable politiquement.
Un mot sur les autres partis politiques qui viennent d’éclore ? C’est une bonne chose pour la démocratie…
– Comme l’a écrit Lindsey Collen, avec raison, c’est une bonne chose et une mauvaise chose. C’est une bonne dans le sens où l’espace démocratique s’agrandit. Beaucoup de ceux qui forment ces nouveaux partis ont longtemps dit que c’était la société civile qui devait mener le débat. Ils ont finalement réalisé que, par définition, la société civile ne pouvait pas faire grand-chose et que le combat devait être politique. La mauvaise chose est que le programme de ces nouveaux partis vise à faire la politique autrement. Mais les nouveaux leaders parlent déjà entermes de dirigeants du pays sans réaliser l’importance d’un programme en politique. Ils sont dans le terrain de l’alternance — qui vise à remplacer ceux qui sont en place, pas celui de l’alternative — sans proposer un programme différent. Tout cela me semble un petit peu folklorique, un peu comme ces candidats indépendants qui foisonnent à chaque élection ! Il me semble qu’au moins deux “politiciennes” en herbe se soient un peu fait piéger par les déclarations des leaders politiques. Elles ont cru qu’elles auraient leurplace dans le tiers des femmes candidates avant de se rendre compte que cette mesure ne prendra pas effet aux prochaines élections ! Pour le moment, il me semble que ces nouveaux partis n’ont pas une idée précise de ce qu’est un parti politique avec un programme et des structures.
Le cas Ivan Collendavelloo ?
– Il a fait un quitte ou double qu’il a perdu. Il a cru qu’en mettant la pression sur le MMM il pourrait empêcher la concrétisation de l’alliance avec le PTr. Il a perdu et se retrouvepris au piège,anpandan. Fodré ou mari anpandan mem pou ou alié ou avek Anil Gayan !
Donc, résumons le débat : selon vous, quoi que l’on puisse dire et écrire, l’alliance MMM-PTr se fera…
– Rien de fondamental n’a changé depuis que les négociations pour l’alliance ont commencé. Ce qui a changé, ce sont des tactiques, des pressions des uns sur les autres. Objectivement, l’alliance se fera.
Et vous persistez à penser que malgré tout ce qu’il dit aujourd’hui, l’électorat votera massivement pour cette alliance ?
– Oui, dans le sens où l’électorat mauricien n’a pas d’alternative. Vous m’avez demandé tout à l’heure si l’électorat suit les consignes des leaders, comme les moutons le berger. La réponse est non. Depuis quelque temps, la majorité de l’électorat vote pour l’équipe qui gagnera…
C’est pour cette raison que les leaders politiques répètent 60-0 comme un mantra ?
– Exactement. Toute la campagne électorale est faite pour convaincre les électeurs que le parti — ou l’alliance — remportera les élections. Les gens votent pour ceux qui gagneront ou donnent le mieux cette impression, c’est-à-dire, dans le cas qui nous concerne, l’alliance PTr-MMM. Tant que nous n’aurons pas une alternative politique, l’électorat mauricien continuera à voter comme ça.
Assumons que votre analyse soit correcte et que le PTr-MMM remporte les prochaines élections. Compte tenu des problèmes que vous avez énumérés dans cette interview, combien de temps durera cette alliance ?
– Il y a eu une seule alliance politique qui a tenu le temps de tout un mandat : l’alliance MSM-MMM de 2000. Deux choses détermineront la durée de l’alliance PTr-MMM : l’intérêt de Bérenger et de Ramgoolam de la continuer et quand ils commenceront à appliquer, selon le voeu du secteur privé, un programme économique ultralibéral. Quand ils le feront, cela créera des réactions, une opposition extraparlementaire et des tensions au sein de l’alliance. Mais de toutes les manières, je crois que ce sera un gouvernement instable avec le partage des pouvoirs que l’on prévoit. Ce sera un gouvernement instable parce que son programme est le partage du pouvoir entre deux individus. Il sera instable parce qu’il prévoit, avec la IIe République et la réforme électorale, le changement de la nature du pouvoir politique à Maurice. Ce qui peut provoquer des réactions imprévisibles.
Peut-on, malgré votre analyse, espérer que les électeurs mauriciens se disent que trop c’est trop et décident de voter les autres partis pour faire une opposition forte à l’alliance ?
– Lalit le souhaite, mettra des candidats pour les prochaines élections. Nous verrons combien de ces Mauriciens qui grognent aujourd’hui iront jusqu’au bout de leur démarche et voteront pour une forte opposition à l’alliance.