« Nous sommes vraiment préoccupés par le niveau très faible des élèves qui arrivent dans nos écoles », dit d’emblée Ramparsad Mungur, président de la Managers Private Secondary School Union.

Toutefois, les dirigeants de cette association se réjouissent de la « bonne performance » en SC de certains établissements ayant le qualificatif de « petits collèges ». Les membres de la MPSSU expriment leur détermination à rehausser le niveau de leurs collèges afin, disent-ils, de « garder le maximum élèves à l’école jusqu’à la fin du parcours secondaire ». Ils disent aussi vouloir miser sur une formation renforcée des enseignants pour atteindre cet objectif.

Or, la MPSSU n’est pas satisfaite de ce que propose le MIE. « Dans tous les collèges du pays, on admet que la formation dispensée par le MIE ne cadre pas avec les besoins de la classe et que leur système est dépassé. Il y a un manque de créativité chez ceux qui élaborent le programme de formation. Nous ne croyons pas que le ministère apportera quelque chose de nouveau dans ce domaine », poursuit Ramparsad Mungur.

La MPSSU a ainsi décidé de se tourner vers l’expertise singapourienne pour trouver la pédagogie « appropriée » pour les élèves qualifiés de faibles académiquement. « Il faut un système d’enseignement et d’apprentissage qui libère l’esprit de l’enfant mauricien et qui le motive pour les études.

Les écoles au Singapour donnent des résultats par rapport aux enfants d’un niveau moyen et ceux qui sont faibles. Nous allons demander à des professionnels de l’éducation de ce pays de nous aider à trouver des solutions pour nos élèves », explique Ramparsad Mungur au sujet de la décision prise mercredi dernier par la MPSSU à ce sujet