Le leader des mauves confirme la rupture des discussions MMM/PTr « y compris sur la IIe République »
« Nous en avons assez! Il est évident que, comme sur tant d’autres choses, Navin Ramgoolam n’est pas sérieux sur la Réforme électorale »; propos du leader de l’opposition et du MMM, Paul Bérenger. Rappelant que, sur cette question, le MMM et le PTr étaient « d’accord sur tout », le leader des mauves soutient que si le Premier ministre avait présenté un projet de loi au Parlement en vue d’être soumis à un vote, le MMM aurait voté pour « même si cela devait se faire under protest ».
Procédant à une évaluation générale de la présente situation politique, Paul Bérenger note deux « volte-face en quelques jours » de Navin Ramgoolam. D’abord, sur l’éventualité d’une présidence de la République « à la française » que le MMM, rappelle-t-il, a, toujours, considéré comme étant « dangereuse » pour un pays comme Maurice. Alors que, explique le leader des mauves, son vis-à-vis du PTr a fini par reconnaître cela, le chef du gouvernement se serait, par la suite, ravisé le jeudi 24 avril dernier.
L’autre « volte-face » de Navin Ramgoolam, selon Paul Bérenger, toujours, a trait à la déclaration de l’Attorney General, Satish Faugoo, au nom du gouvernement en Cour suprême, jeudi dernier, dans le cadre de la plainte constitutionnelle déposée par Rezistans Ek Alternativ. Une déclaration que le leader de l’opposition juge « floue et vague » et qui ne viserait, selon lui, qu’à « gagner du temps ». Ce qui confirmerait qu’en fin de compte, le « bill » portant sur la réforme électorale ne sera porté devant l’Assemblée nationale pour être voté « qu’après les élections générales ».
« Nous en avons assez! », s’insurge, exaspéré, Paul Bérenger. Pour lui, en effet, il est « évident » que sur cette question de la Réforme électorale « comme sur tant d’autres choses », le leader du PTr « n’est pas sérieux ». « Le MMM et le PTr, explique-t-il, étaient, tous deux, d’accord sur tout ». Aussi, le leader des mauves affirme que si Navin Ramgoolam, en sa qualité de Premier ministre, avait présenté un projet de loi y relatif et l’avait soumis à un vote, le MMM aurait voté pour. Il laisse comprendre que son parti était même disposé à voter « under protest » pour la réforme électorale.
Paul Bérenger explique qu’il était du « devoir du MMM envers le pays » de tout entreprendre pour qu’aboutisse une « bonne Réforme électorale ». « Même si, concède-t-il, nous en avons payé le prix, ni le MMM ni moi, nous ne regrettons d’avoir tout essayé à cette fin ». Navin Ramgoolam n’étant « pas sérieux » sur la question, Paul Bérenger confirme, conséquemment, la rupture des discussions du MMM avec le PTr « sur tout, y compris, la IIe République ».