Maurice est un bateau avec un capitaine sans sens de direction et qui va à la dérive vers la catastrophe, a lancé samedi le leader du Remake 2000, sir Anerood Jugnauth, lors d’une conférence de presse conjointe avec le leader du MMM, Paul Bérenger, à l’hôtel Henessy à Ebène. « Il y a un peu plus d’un an que j’ai quitté le Réduit et avec ce qui s’est passé dans le pays durant cette période, je suis satisfait d’avoir pris la bonne décision ; la création du Remake 2000 avec Paul Bérenger est la seule solution pour sauver le pays », dit-il.
SAJ a souhaité que de nouvelles élections générales soient organisées avant 2015. « Ce qui permettra au Parti travailliste de connaître une défaite moins amère », a-t-il dit. Pour le leader du Remake, tous les secteurs économiques et sociaux du pays virent au rouge et les indicateurs sont négatifs. « Tout indique que l’avenir est très sombre et si le Remake n’empêche pas le pays de poursuivre dans cette direction, ce sera catastrophique », a poursuivi SAJ.
Au niveau social, il a constaté que tout se passe comme s’il n’y avait pas de law and order dans le pays. « Il existe une insécurité à travers le pays. Les actes de barbarie se multiplient. Contrairement à ce que disent les membres du gouvernement, la criminalité n’est pas en baisse. Il ne se passe pas un jour sans qu’on entende parler de vol avec violence, de viol, de pédophilie, d’assassinat. La société retourne vers la barbarie », a dit SAJ. Il s’est demandé s’il y a un commissaire de police dans le pays et s’il assume ses responsabilités. Le leader du Remake a observé qu’au lieu de prendre des dispositions pour neutraliser ou pour contenir ce qui se passe, le gouvernement se livre à des cover up. Les parents constatent que leurs enfants sont maintenant dans l’insécurité. Pour lui, l’enseignant du MITD impliqué dans une affaire de pédophilie alléguée aurait dû avoir été suspendu. Or rien n’a été fait. « Maintenant on parle de massages indécents dans cet institut », affirme SAJ, qui a condamné Vasant Bunwaree pour son inaction et s’est élevé contre l’interpellation de la psychologue Pascale Bodet et de l’enseignante Sudha Singh. « On ne peut permettre que nos enfants soient des victimes et aillent à l’école sans être protégés », a dit sir Anerood Jugnauth, qui s’est par ailleurs demandé dans quelle circonstance la présumée victime a été examinée par le médecin de la police. Il a aussi dénoncé la ministre Mireille Martin pour la façon dont elle a traité le problème du Foyer Namasté et a stigmatisé son rôle dans cette affaire. Il s’est étonné d’autre part que le ministre Bachoo soit encore en fonction. « L’enquête de la police sur l’accident de Sorèze est encore en cours. Je souhaite qu’il n’y ait pas de cover up », a-t-il dit. L’Attorney General, Yatin Varma, n’a pas été épargné non plus. Pour SAJ, il s’agit de tout faire pour empêcher le pays de faire naufrage et il a souhaité que les élections soient organisées avant 2015. Le leader du Remake a par ailleurs soutenu ne pas avoir rencontré Xavier-Luc Duval et a ajouté que c’est également faux de dire que lady Sarojini l’a rencontré.
Pour Paul Bérenger, il est choquant que les ministres critiqués par l’Opposition, notamment Anil Bachoo et Mireille Martin, soient encore en fonction. « Pli Bunwaree débatte pli li pé coulé », a-t-il dit. Pour le leader historique du MMM, ce qui se passe au MITD « est une honte nationale. Tous les jours on en apprend un peu plus. Maintenant on parle de massages privés ». Il s’est étonné que le ministre Vasant Bunwaree soit encore en fonctions, estimant qu’il est une honte nationale. Il a critiqué Mireille Martin qui « victimise ceux qui font leur devoir » et trouve révoltant la façon dont elle a traité le centre Open Mind. Paul Bérenger a aussi déploré ce qu’il estimé être une tentative de fabriquer des témoins dans l’accident impliquant l’Attorney General Yatin Varma. Finalement, il a estimé que le VPM et ministre des Infrastructures publiques Anil Bachoo est le « summum de l’incompétence » et a déploré la façon dont les contrats sont alloués à la compagnie chinoise Sino Hydro. Il est revenu sur l’affaire Sarako et a soutenu qu’il n’y a pas eu de démenti à la suite des remarques qu’il avait faites la semaine dernière.