Des ouvriers étrangers de la compagnie RBRB Construction Ltd barricadant l’enceinte de l’hôtel de ville de Curepipe avant le début des travaux

Ça y est ! L’hôtel de ville de Curepipe prend enfin des allures de chantier. Le contracteur, RBRB Construction Ltd, qui s’est attelé à sécuriser le site n’a pas encore démarré les travaux de rénovation. « Le site présente de gros risques d’insécurité. Nous sommes obligés de protéger les lieux avant de commencer, dans pas longtemps, les travaux », nous a déclaré Bhooshan Ramloll, directeur de RBRB Construction Ltd. Selon ce dernier le bâtiment « est en bien mauvais état », précisant même « qu’il n’y a pas grand-chose qui puisse être sauvé à part les luminaires ». Ceux-ci, indique Bhooshan Ramloll, pourront être restaurés. Mais pour cela il est probable que les luminaires passent entre les mains des professionnels étrangers.

Néanmoins, pour le reste, le constructeur est d’avis qu’ « il n’y a aucune nécessité pour l’instant de recourir à l’expertise étrangère pour redonner à l’hôtel de ville de Curepipe son éclat originel ». Rappelant que RBRB Construction Ltd a, à son actif, les travaux de rénovation de l’Aapravasi Ghat, la salle des fêtes du Plaza et ceux en cours au théâtre de Port-Louis, Bhooshan Ramloll insiste sur le professionnalisme et l’expérience de son équipe dans la restauration des bâtiments historiques. En revanche, le contracteur concède que l’importation de certains bois sera inévitable. La semaine dernière une petite équipe d’ouvriers étrangers s’affairait à barricader l’enceinte de l’hôtel de ville.

Mais le portfolio de RBRB construction Ltd ne compte pas uniquement des bâtiments du patrimoine. C’est la compagnie qui a décroché la construction du siège du Central Electricity Board, du lounge de l’aéroport, entre autres. La rénovation de l’hôtel de ville de Curepipe au coût d’environ Rs 145 millions a été attribuée à la compagnie après un exercice d’appel d’offres. « Nous n’avons été aucunement privilégiés. Nous avons fait notre offre dans la transparence », avance Bhooshan Ramloll. D’autre part, malgré l’état de l’hôtel de ville de Curepipe, il n’est pas question d’une démolition complète de la structure. Les travaux qui devraient durer une quinzaine de mois se feront graduellement.